La Bodega du Stade Montois : 40 ans d'histoire et de convivialité
Il y a trois ans, la Bodega du Stade Montois soufflait ses 40 bougies sur la place des Arènes à Mont-de-Marsan, avec un programme festif incluant un marché des producteurs, une banda et un concert rock de Root 69. Cet anniversaire a été l'occasion de revenir sur l'histoire riche de cette institution, initialement publiée le 4 avril 2023, après une soirée des 100 jours avant la Madeleine.
Les débuts en 1983 : une initiative associative
Quarante ans se sont écoulés depuis l'inauguration de la Bodega du Stade Montois. Françoise Darnaux, 83 ans aujourd'hui et première responsable, se souvient : « Pour les fêtes, nous étions situés place de la mairie. On servait des repas toute la journée et la fête durait du samedi au vendredi de la semaine suivante. » En tant que vice-présidente du Stade Montois Omnisports, issue de la natation, elle a supervisé huit sections participantes. « Je me souviens que c'est le président de l'athlétisme, M. Hiquet, qui allait porter la recette à la banque tous les soirs. Elle était ensuite répartie à parts égales entre les sections », ajoute-t-elle.
L'évolution des bodegas et des pratiques
L'idée de créer des bodegas est venue de la mairie de Mont-de-Marsan, avec pour objectif de faire de ces espaces le « ventre de la fête ». En 1983, douze bodegas associatives se partageaient la ville. Françoise Darnaux explique : « J'étais allée à Séville et j'avais été frappée par les décorations ; on a voulu faire pareil. Des dames cousaient des écussons en jaune et noir, nous fabriquions des guirlandes. » Les questions d'hygiène et de sécurité étaient gérées différemment, avec un camion frigorifique servant aussi de vestiaire et des hommes assurant le service la nuit.
Changements et adaptations au fil des décennies
En 2009, sous l'impulsion de la maire Geneviève Darrieussecq, les fêtes ont été réorganisées avec la création du Campo des ferias aux arènes, où les bodegas ont été relocalisées. Serge Darengosse, président de la bodega, précise : « Nous reversons les recettes à dix sections sur 35, en fonction du nombre de bénévoles fournis. 80 créneaux sont répartis entre tous pendant les fêtes. » Lionel Gaüzère, président de l'Omnisports, souligne que cela peut représenter jusqu'à 4 000 euros par section.
Les prix ont également évolué : la bière est passée d'un franc en 1983 à 2,50 euros aujourd'hui, avec une consigne de la mairie pour éviter la concurrence avec les professionnels. Les menus ont changé, des tripes et daube de toro aux tapas préparées par des bénévoles, avec un retour prévu des repas de midi en 2023.
L'esprit immuable du bénévolat et de la fête
Malgré les transformations, l'esprit de convivialité et le bénévolat restent au cœur de cette grande famille du sport amateur. Françoise Darnaux observe : « Tout ceci s'est professionnalisé avec les professionnels qui font aussi bodega. On est passé du rosé limé au champagne et cela n'a rien à voir. » La fête anniversaire du 7 avril 2023 a célébré cet héritage avec un marché de pays, des concerts et une ambiance ouverte à tous, gratuitement.



