Zone 30 à Nîmes : débat houleux sur les vélos à contresens dans le quartier Jean-Jaurès
Zone 30 à Nîmes : débat sur les vélos à contresens

Zone 30 à Nîmes : débat houleux sur les vélos à contresens dans le quartier Jean-Jaurès

La salle Pablo-Neruda était comble ce samedi pour l'assemblée générale du comité de quartier Jean-Jaurès à Nîmes. Cette première réunion présidée par Geneviève Nicol Dolhadille, succédant à Jean-Marie Galus, a rassemblé les 105 adhérents du comité, engagés pour améliorer le cadre de vie et valoriser le patrimoine historique local.

La Zone 30 au cœur des discussions

En présence d'élus locaux et de députés, les débats se sont particulièrement animés autour de la mise en place prévue en juillet 2026 d'une Zone 30 dans le quartier. Le point de friction principal concerne la circulation des vélos à contresens, qui est normalement autorisée dans ce type de zone.

La présidente du comité a souligné les préoccupations des habitants : "Nous estimions qu'il y avait danger pour certaines voies. Le dispositif sera donc mis en place avec certaines rues où le contresens sera interdit", citant notamment les rues Revoil, Espérandieu et Solier.

Frédéric Pastor, élu en charge des festivités, a ajouté : "La Zone 30, dans les quartiers résidentiels, pose problème, avec toute la complexité du partage de l'espace public où l'État impose une forme de hiérarchisation."

Nuisances sonores et problèmes d'infrastructure

Les résidents ont également évoqué un problème récurrent : les nuisances sonores générées par les plaques en fonte de la rue du Cirque-Romain, particulièrement lors du passage des trambus toutes les cinq minutes.

Emmanuel Carrière, élu en charge de la voirie, a annoncé une solution imminente : "Le problème sera réglé en début de semaine, dans les nuits de lundi et mardi, avec l'intervention d'Eau de Nîmes Métropole et le changement de la chambre qui est cassée." Le couvercle avait déjà été remplacé précédemment.

Concernant les armoires électriques laissées ouvertes, l'élu a reconnu des difficultés : "Nous sommes en perpétuelles négociations, souvent âpres, avec France Télécom ou Enedis pour les réparations. On leur envoie des lettres de mise en demeure."

Questions sur les matériaux et transports en commun

La pose de goudron noir lors de la réfection des trottoirs a suscité des interrogations parmi les habitants. Emmanuel Carrière a expliqué ce choix technique : "Le choix de l'enrobé ou du béton se fait pour des motifs d'harmonie ou de présence de réseaux souterrains. Lorsqu'ils sont nombreux, l'enrobé est toujours noir car les concessionnaires ne savent pas faire de la couleur."

La ligne de bus 16 a fait l'objet de vives critiques de la part des résidents. Avec un passage seulement toutes les 35 minutes et une information défaillante sur les horaires et déviations, cette ligne unique desservant toute l'avenue Jean-Jaurès est jugée insuffisante.

Une habitante a témoigné : "Je mets trois heures pour aller à la clinique des Franciscaines en bus." Franck Proust, président de Nîmes Métropole, a répondu que "les lignes de bus évoluent au fil du temps" et s'est engagé à examiner la situation.

Un comité engagé pour le patrimoine

Au-delà des questions de circulation et de transports, le comité de quartier Jean-Jaurès continue son travail de valorisation du patrimoine historique local. Parmi ses actions :

  • La mise en avant de la plaque commémorative des pendus au lycée Hemingway
  • La préservation des vestiges archéologiques, dont une mosaïque dans les anciens locaux de Midi Libre
  • La protection de la tour située à l'angle des rues des Tilleuls et de l'Abattoir

Cette assemblée générale a ainsi démontré l'engagement actif des habitants du quartier Jean-Jaurès pour améliorer leur cadre de vie, tout en préservant l'histoire et l'identité de leur environnement urbain.