Nîmes : Projet Hoche et crise du club de tennis à l'ordre du jour du conseil municipal
Nîmes : Projet Hoche et crise du club de tennis au conseil

Nîmes : Projet Hoche et crise du club de tennis à l'ordre du jour du conseil municipal

Le conseil municipal de Nîmes, réuni le samedi 7 février 2026, a été marqué par des débats intenses et des décisions structurantes pour l'avenir de la ville. Si les discussions ont été largement dominées par le dossier explosif du Nîmes Olympique et les hommages rendus à Jean-Paul Fournier, d'autres sujets importants ont également été examinés en détail.

Le projet Hoche : une transformation urbaine majeure à l'Est de Nîmes

L'un des dossiers les plus significatifs abordés lors de cette séance concerne la phase 2 du Projet Hoche université. Ce projet d'aménagement ambitieux vise à reconvertir de vastes emprises, en partie publiques et partiellement privées, situées à l'Est du centre-ville de Nîmes. Ces terrains, appartenant notamment à l'Armée et à la SNCF, sont actuellement en friche ou faiblement occupés.

Le premier adjoint Franck Proust, rapporteur de la délibération, a rappelé les objectifs de ce projet : "Il s'agit d'opérer la reconversion de ces espaces en un projet d'urbanisme intégrant essentiellement de l'habitat, des activités commerciales, des équipements publics et une poursuite du programme autour de la vie universitaire initié dans la première tranche d'aménagement."

Concrètement, cette transformation urbaine prévoit :

  • La réalisation d'un ensemble de logements collectifs dont 25% seront des logements sociaux
  • La création d'équipements de proximité et d'espaces publics de qualité
  • L'aménagement d'un parking de plusieurs centaines de places
  • La réhabilitation des terrains militaires et ferroviaires (emprises SERNAM, SNCF et caserne Vallongue)

Le conseil municipal a voté une concession d'aménagement entre la Ville et la SPL Agate pour mener à bien ce projet, qualifié de "véritable projet de réaménagement du territoire à l'Est du centre-ville de Nîmes", en interface directe avec la route d'Uzès et les grandes infrastructures ferroviaires.

L'AS Bas-Rhône : un club de tennis en grande difficulté

Un autre dossier important a été abordé lors de la délibération sur les subventions aux clubs sportifs : la situation critique du club de tennis de l'AS Bas-Rhône. Ce club, qui compte 250 adhérents, traverse une période difficile marquée par la démission récente de l'ensemble de son bureau et de son conseil d'administration.

L'élu de gauche Bruno Ferrier s'est ému qu'aucune subvention exceptionnelle ne soit votée pour aider le club en détresse. Il a également demandé des précisions sur l'état d'avancement de l'appel à projet concernant les infrastructures utilisées par le club, situées route d'Arles et appartenant à la Ville.

L'adjoint aux sports Thierry Procida a répondu de manière laconique qu'il attendait "la réponse des domaines, passés il y a trois semaines". Cette réponse est cruciale pour l'avenir du club, dont le bail emphytéotique avait été remplacé par une convention provisoire entre le comité départemental et la ville, puis entre la ville et l'association.

Selon des informations obtenues par nos soins, un investisseur privé, Xavier Severan, via la SCI Sporting Bas Rhône, serait prêt à investir entre 2 et 3 millions d'euros sur le site. Ce projet d'investissement prévoirait notamment le développement de davantage de terrains de padel et de courts couverts, ce qui pourrait redynamiser le club et ses activités.

Ces deux dossiers, bien que très différents par leur nature, illustrent les défis auxquels fait face la municipalité nîmoise : d'un côté, la transformation urbaine et le développement territorial ; de l'autre, le soutien au tissu associatif et sportif local. Le conseil municipal du 7 février 2026 a ainsi montré que, au-delà des sujets médiatiques, la gestion quotidienne de la ville implique une attention constante à des projets structurants et à la préservation du dynamisme associatif local.