Une situation chronique qui exaspère les résidents
Les habitants de la rue Montesquieu à Marmande expriment une vive irritation face aux automobilistes qui obstruent régulièrement l'accès à leurs domiciles. Cette problématique persistante génère un sentiment d'insécurité et des perturbations quotidiennes, particulièrement aux abords de l'école Lolya.
Un quartier paralysé aux heures de pointe
Il est bientôt midi près de l'école Lolya : une pluie fine décourage les longues marches, mais cela n'empêche pas les parents d'élèves et du centre de loisirs de se garer au plus près des deux structures. En double file, au milieu de la chaussée ou empiétant sur les trottoirs, les véhicules se multiplient jusqu'à bloquer complètement l'entrée de la rue Montesquieu.
Patricia, Brigitte et Laura, résidentes de cette artère, décrivent une situation récurrente : « C'est matin, midi et soir, comme ça, pendant un bon quart d'heure, à chaque fois ». La rue étant étroite, la circulation dans les deux sens devient extrêmement difficile dans ces conditions. « La seule autre école qui n'a pas de parking, c'est celle du centre-ville », souligne Patricia avec amertume.
Des vies quotidiennes bouleversées
Le trio de riveraines explique devoir ajuster leurs horaires de travail pour pouvoir simplement rentrer chez elles déjeuner. Cette contrainte illustre l'impact concret du stationnement anarchique sur leur vie privée et professionnelle. La situation dure depuis deux ans maintenant, alimentant une frustration grandissante parmi les résidents.
Les tensions atteignent parfois des sommets, comme en mars dernier où « une violente altercation s'est produite entre parents d'élèves et riverains », rapporte Laura, une mère de famille. Elle ajoute, inquiète : « Ce qui devient malheureusement notre quotidien. Un jour, il y aura un drame ».
Un appel aux autorités resté sans effet concret
Excédée, Laura a pris l'initiative d'écrire au maire Joël Hocquelet pour exposer le problème et réclamer des mesures correctives. Parmi les solutions proposées : l'installation d'un panneau « Accès interdit sauf riverains » ou l'interdiction de l'arrêt et du stationnement en début de rue.
« Quelques jours après, il a répondu lui-même que les services compétents (la voirie) réfléchissaient à la situation, mais nous étions en pleine période d'élection », commente la riveraine, laissant transparaître un certain scepticisme quant à la rapidité de la réponse municipale.
Elle insiste sur l'urgence de la situation : « Déjà, la rue devrait être qualifiée d'impasse. Les aides à domicile galèrent aussi pour venir voir des patients et nous, on veut juste pouvoir rentrer chez nous, mais actuellement, je suis obligée de manœuvrer pour rentrer dans mon propre jardin ! ».
Cette problématique de stationnement sauvage dépasse le simple désagrément pour toucher à la sécurité des résidents, particulièrement des enfants, et à leur droit fondamental d'accéder à leur domicile. Les habitants de la rue Montesquieu attendent désormais des actions concrètes de la municipalité pour mettre fin à cette situation intenable.



