Carburants : ruée dans les stations, risque de pénuries en vue
Carburants : ruée dans les stations, risque de pénuries

L'offensive d'Israël et des États-Unis sur l'Iran, suivie de la riposte de ce dernier, suscite des craintes quant à une flambée des prix à la pompe. Lundi 2 mars, à l'ouverture des marchés, les prix du pétrole ont bondi de 13 %. Dans ce contexte incertain, de nombreux automobilistes n'ont pas hésité à se précipiter dans les stations-service, quitte à provoquer des pénuries.

Une ruée vers les pompes

La guerre déclenchée samedi en Iran fait redouter une augmentation du prix de l'essence. Ce lundi, le Brent, référence pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, a atteint 80,16 dollars. Face à cette incertitude, des automobilistes se sont rués dans les stations pour faire le plein. Sur les réseaux sociaux, des vidéos alarmistes montrent des voitures klaxonnant et des files d'attente interminables.

« Comme ça, je suis sûre que je n'aurai pas payé plus que prévu », explique une internaute sur X. D'autres mettent en scène leur passage à la pompe, avec des zooms sur la jauge à essence ou la pompe à la main, dans une véritable mise en scène pour les réseaux sociaux.

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Des critiques sur l'attitude des automobilistes

Ce phénomène n'est pas une généralité. Certains internautes se moquent de leurs compatriotes, les comparant à ceux qui se sont jetés sur le papier toilette ou les pâtes lors du confinement lié au Covid-19. « Bravo les gars, vous allez provoquer des pénuries au plus vite dans votre pays avec ce genre de non-stratégie », s'agace un autre utilisateur.

Qui a tort, qui a raison ?

Selon Charu Chana, de Saxo Markets, même sans arrêt total de la production, la hausse des primes liées au conflit, les modifications d'itinéraires et la réévaluation des assurances peuvent maintenir les coûts du pétrole brut et du fret à un niveau élevé. « L'Iran a également tout intérêt à utiliser les marchés de l'énergie pour exercer une pression économique », ajoute-t-elle.

Faut-il pour autant paniquer ? Pour l'heure, l'experte en énergie Sophie Meritet se veut mesurée. « Il y a quand même des stocks. Il y a quand même une chaîne de valeur qui ne va pas être impactée tout de suite, soulève-t-elle. On va attendre quelques jours, voire quelques semaines pour avoir un impact sur le prix. »

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