Les services de santé doivent repenser le dispositif d’urgences proposé durant la période estivale à Saint-Martin-de-Ré. L’Agence régionale de santé (ARS) rassure : pour les patients, ce sera indolore.
Une angoisse apaisée
Une angoisse a traversé l’île de Ré ce printemps. Celle-ci avait pris assez d’ampleur pour trouver un écho en conseil communautaire : le 30 avril dernier, les élus échangeaient sur des bruits officieux laissant craindre l’absence de médecin urgentiste affecté au service de consultations et d’urgences estivales. La crainte est légitime : durant l’été, c’est près d’une trentaine de patients qui chaque jour se présentent à ce « poste avancé » des urgences de La Rochelle, proposé à l’hôpital Saint-Honoré de Saint-Martin-de-Ré. On y réalise des consultations médicales sans rendez-vous et des actes de petite chirurgie : sutures, pansements, plâtres, etc.
Ces derniers jours ont permis d’apaiser les craintes, même si la rumeur n’était pas dénuée de fondements. En effet, contrairement aux années passées, le Groupe hospitalier Littoral Atlantique n’affectera pas un de ses médecins urgentistes sur l’île pour assurer la permanence en journée, du lundi au vendredi. La pénurie de praticiens ne lui permet plus de mobiliser un poste d’urgentiste hospitalier de manière isolée sur site.
Une nouvelle stratégie
Une nouvelle stratégie est donc pensée par l’agence régionale de santé, le groupe hospitalier et la communauté professionnelle territoriale de santé, associant également les élus. Elle vise à confier la mission à un ou des libéraux, non pas installés dans l’île mais venus expressément du continent ; il ne s’agirait pas de déshabiller Paul pour rhabiller Jacques.
Le nouveau dispositif est en cours d’élaboration mais Laurent Flament, directeur départemental de l’ARS, se montre plutôt confiant. Fondamentalement, pour le patient, le changement ne devrait s’observer qu’à la marge : dans cette nouvelle formule, le système de prise en charge (celui de la médecine de ville) voudra qu’il présente sa carte Vitale. Mais pour le reste rien ne changera : même site, même accueil, mêmes horaires et mêmes soins. Et comme par le passé, les urgences du soir et du week-end seront assurées par les médecins libéraux de l’île.



