Musculation et mobilité : mythe ou réalité ?
Musculation et mobilité : le vrai du faux

Musculation et mobilité : un lien à nuancer

Sur les réseaux sociaux, les vidéos de pratiquants assidus de musculation relèvent souvent de l’autodérision lorsqu’il s’agit d’adopter des postures ou de réaliser des mouvements qui exigent un peu de mobilité. On l’a vu avec des vidéos de grands gabarits sur des Pilates Reformer, ou encore des postures d’étirement qui semblent difficiles à exécuter pour des corps très musclés. Mais y a-t-il vraiment un lien entre masse musculaire et perte de mobilité ? 20 Minutes a demandé à Samuel Urtado, ostéopathe du sport, de nous répondre.

Y a-t-il un lien entre rigidité et musculation ?

La réponse courte est non : « La musculation ne rend pas rigide en soi, mais peut donner cette impression à cause de la répétition d’efforts musculaires concentriques dans les mêmes amplitudes de mouvement », explique à 20 Minutes l’ostéopathe du sport Samuel Urtado. Les muscles ont différentes qualités contractiles, mais ne sont souvent sollicités de la même façon, ce qui limite leur schéma mécanique et peut donner cette impression de rigidité.

Mais alors, pourquoi certaines personnes semblent-elles devenir « raides » ? « C’est tout simplement parce qu’elles négligent leur souplesse et ne travaillent pas la musculation de façon “fonctionnelle” », explique le professionnel.

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D’où l’importance de l’entraînement croisé (quel que soit son sport) et du travail de l’élasticité tissulaire en dehors des séances de musculation, grâce à des massages ou à des exercices d’assouplissement, par exemple. Par ailleurs, « Les minéraux présents dans l’eau permettent la contractilité des muscles ainsi que leur relâchement. Un manque de minéraux conduit à une tension musculaire », insiste l’ostéopathe.

Comment garder un corps à la fois fort et mobile ?

« Ce n’est pas forcément grave de perdre un peu de souplesse », rassure Samuel Urtado. Du moins, « tant qu’un équilibre reste en place et que la mobilité globale du corps est conservée ». Il est plus judicieux de concilier les deux, avec un équilibre permanent entre force et souplesse, comme le font très bien les arts martiaux.

Comment ? En variant les pratiques. « Le corps aime la diversité », rappelle le professionnel : « c’est ce qui lui permet de conserver ses qualités de plasticité tissulaire ». Pour ne pas perdre en mobilité au fil des années, le professionnel préconise de travailler dans de grandes amplitudes de mouvement, en musculation comme en souplesse, de se masser ou de se faire masser régulièrement, et enfin, de maintenir une bonne hydratation en apportant des apports en minéraux entre les séances d’entraînement.

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