Une révolution en marche pour les médicaments anticorps
Les anticorps monoclonaux, comparables aux antibiotiques après la Seconde Guerre mondiale, ont transformé la pharmacopée depuis le début des années 2000. Alors que la recherche sur les premiers ralentit, un nouvel élan se profile pour les seconds, selon une enquête du Leem, représentant de l'industrie pharmaceutique.
Le nombre de médicaments de cette famille disponibles sur le marché pourrait augmenter de moitié d'ici à 2030, annonce l'organisation dans une étude exclusive. Ce bond promet de révolutionner le traitement de nombreuses pathologies, offrant de nouveaux espoirs aux patients.
Un large spectre d'action
Les anticorps monoclonaux ont un atout majeur : ils sont efficaces contre une grande variété de maladies. On les retrouve dans le traitement de nombreux cancers, mais aussi de pathologies inflammatoires comme le psoriasis, la spondylarthrite rhumatoïde ou la maladie de Crohn. Plus récemment, ils ont été utilisés contre des infections telles que la bronchiolite aiguë chez les nourrissons et le Covid-19.
« Les anticorps ont été développés contre les cancers et on s'est vite aperçu qu'ils étaient bien supportés par les malades, y compris sur le long terme », explique Frédéric Lavie, du Leem. Cette tolérance ouvre la voie à des traitements chroniques pour des maladies jusqu'alors incurables, comme Alzheimer.
Des espoirs pour demain
Les perspectives sont prometteuses. Avec l'arrivée de nouveaux anticorps, les patients pourraient bénéficier de thérapies plus ciblées et moins toxiques. La recherche se concentre également sur l'amélioration de l'administration, avec des formes injectables à action prolongée ou des versions orales.
Cependant, des défis subsistent, notamment en termes de coût et d'accès aux traitements. Le Leem appelle à un soutien accru à l'innovation pour que cette déferlante profite au plus grand nombre.



