La gravité des infections à hantavirus varie considérablement selon les régions du monde. Alors que plusieurs cas d'hantavirus du Nouveau Monde (américain) ont été détectés à bord du navire de croisière MV Hondius, et qu'une ressortissante française a été testée positive à la maladie, il n'existe à ce jour aucun vaccin ni traitement spécifique contre cette infection transmise par certains rongeurs. Les médecins se contentent de traiter les symptômes.
Deux formes cliniques principales
En Europe et en Asie, les hantavirus provoquent des fièvres hémorragiques avec syndrome rénal (FHSR). Sur le continent américain, ils peuvent entraîner un syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus (SCPH), dont la létalité est plus élevée.
Le syndrome pulmonaire à hantavirus (américain)
Le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) se manifeste par une atteinte pulmonaire grave et rapide, avec détresse respiratoire et cardiaque, et choc, après une phase initiale de douleurs articulaires et de fièvre, explique Santé Publique France. La coordination opérationnelle sur le risque épidémique et biologique (COREB) ajoute la toux, l'essoufflement et une oppression thoracique.
Les fièvres hémorragiques à syndrome rénal (européen et asiatique)
Les fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR) observées en Europe et en Asie peuvent être de gravité variable. Il peut s'agir d'un syndrome grippal, parfois accompagné de douleurs musculaires importantes, de troubles transitoires de l'accommodation visuelle et d'une thrombopénie (manque de plaquettes), précise Santé Publique France.
Les cas peuvent aller d'une simple atteinte à une insuffisance rénale sévère, mais l'évolution est le plus souvent favorable, selon l'établissement. Le COREB mentionne également une hypotension artérielle et une oligurie (diminution du volume urinaire).
Traitements et diagnostic
Les traitements consistent à prendre en charge les symptômes : assistance respiratoire pour les atteintes pulmonaires les plus sévères, ou dialyse en cas d'insuffisance rénale. Quelle que soit la forme clinique, le diagnostic chez l'humain repose sur un bilan sérologique.



