La peur se lit dans leurs pupilles dilatées. « Vous pensez qu’on va à nouveau être confinés ? », angoissent les personnes âgées au comptoir de la pharmacie de Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes. Le pharmacien, Cyril Colombani, s’efforce de les rassurer. Ce lundi matin, pour la première fois, trois seniors viennent lui parler de l’hantavirus, ce nouveau terme qui suscite l’inquiétude.
Une propagation qui préoccupe
Il y a quelques jours encore, ce virus semblait bien lointain. On connaissait vaguement son nom, associé à un bateau de croisière de luxe au large de Tenerife, en Espagne. Mais depuis les premiers rapatriements ce dimanche, cinq Français sont placés en quarantaine à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard, à Paris. Parmi eux, une femme contaminée se trouve en réanimation.
La menace se rapproche
La situation évolue rapidement. Vingt-deux cas contacts ont été recensés, et la population commence à s’interroger sur les risques de nouvelles mesures restrictives. Plus de la moitié des personnes interrogées ce lundi confient être préoccupées par l’apparition d’une épidémie liée à l’hantavirus.
« C’est un scénario qui rappelle les débuts du Covid-19, mais il ne faut pas céder à la panique », tempère un spécialiste. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et rappellent les gestes barrières. En attendant, les regards se tournent vers les hôpitaux et les laboratoires, où les analyses se multiplient.



