Foyer de hantavirus sur un navire de croisière : l’OMS suspecte une transmission interhumaine
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé de vives inquiétudes concernant un foyer de hantavirus détecté à bord d’un navire de croisière actuellement en route vers les îles Canaries. Selon l’agence onusienne, il pourrait s’agir d’un cas rare de transmission interhumaine du virus, ce qui soulève des questions sur les mesures de contrôle à mettre en œuvre.
Un navire en quarantaine en pleine mer
Le navire, qui transportait plus de 2 000 passagers et membres d’équipage, a été placé en quarantaine après que plusieurs personnes ont présenté des symptômes évocateurs du hantavirus. Les premiers tests ont confirmé la présence du virus chez au moins une dizaine de patients. L’OMS a été alertée et suit la situation de près.
Les autorités espagnoles, après des heures de négociations, ont finalement accepté d’autoriser l’accostage du bateau aux Canaries. Cette décision a été prise sous la pression de l’OMS et des organisations humanitaires, qui craignaient une détérioration de l’état de santé des passagers si le navire restait en mer.
Transmission interhumaine : une hypothèse préoccupante
Le hantavirus est habituellement transmis à l’homme par contact avec des rongeurs infectés ou leurs excréments. La transmission interhumaine est extrêmement rare et n’a été documentée que dans quelques cas, notamment en Argentine et au Chili. Si elle se confirme, cette nouvelle voie de propagation pourrait changer la donne en matière de santé publique.
L’OMS a recommandé le port de masques et la mise en place d’un isolement strict pour les personnes contaminées. Une équipe de spécialistes en maladies infectieuses doit être dépêchée sur place pour évaluer la situation et aider les autorités locales.
Réactions des autorités et des passagers
Le gouvernement espagnol a assuré que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour éviter une propagation du virus sur le territoire. Les passagers, confinés dans leurs cabines, expriment leur inquiétude mais se disent soulagés de pouvoir enfin débarquer. Certains dénoncent un manque d’information de la part de la compagnie de croisière.
Cette affaire rappelle la vulnérabilité des grands navires face aux épidémies, comme lors de la pandémie de Covid-19. Les experts appellent à renforcer les protocoles sanitaires à bord des navires de croisière.



