La Ville d'Antibes et une dizaine de partenaires ont signé, mardi 23 juin 2026, une charte pour lutter contre le fléau de la soumission chimique. Dans le cadre de la 2e édition de l'opération « Touche pas à mon verre », plus de 10 000 protège-gobelets seront distribués, notamment à Juan-les-Pins, durant l'été.
Un dispositif de protection simple mais efficace
Ces capuchons plastifiés, en grande partie fournis par la Région Sud, seront accessibles dans les établissements de nuit de Juan-les-Pins, au festival Jazz à Juan prévu dès le 9 juillet, ainsi que dans les lycées et les campus de Sophia. « Ce petit couvercle sera un moyen de vous protéger contre les stupéfiants versés dans votre verre à votre insu, car la soumission chimique n'a pas d'âge, pas de profil ni de frontière : elle touche absolument tout le monde », alerte Stéphanie Ficarella, adjointe déléguée aux droits des femmes. Elle ajoute : « Le consentement est tout sauf négociable. »
Une mobilisation élargie à de nouveaux partenaires
La lutte, d'abord portée l'an dernier par un duo de partenaires, a essaimé. Autour de la charte – preuve de l'adhésion au message de prévention et d'actions concrètes contre ces agressions –, ils sont désormais une dizaine : les écoles Skema, Polytech, Eurecom et Mines Paris – Campus Pierre-Laffitte, mais aussi l'Office de tourisme d'Antibes Juan-les-Pins, La Siesta, ainsi que l'association Label Note. « Cette initiative est facile à mettre en place, typiquement lors de nos week-ends d'intégration, salue Carolina Murzeau, présidente de l'association HeForShe, à Skema. Au sein de mon école, nous sensibilisons les jeunes et mettons en place des référents lors de nos événements, pour écouter les victimes. »
Que faire en cas de soumission chimique ?
D'après l'Assurance Maladie, si vous pensez être victime de soumission chimique, il faut agir sans délai. Les symptômes (trous de mémoire, somnolence, troubles de l'équilibre, vision floue, nausées, etc.) et des événements inhabituels (vêtements en désordre, traces de violences, objets volés) doivent vous alerter. Seules des analyses toxicologiques (sang, urines, cheveux) permettent de confirmer l'administration d'une substance, mais leur élimination est rapide (quelques heures à quelques jours). Conservez les preuves (boissons, médicaments suspects) et contactez un médecin ou un laboratoire agréé. Vous pouvez également contacter France Victime au 116.006, Violences Femmes Info (appel anonyme et gratuit) au 3919, ou Drogues Info Service au 0.800.23.13.13.



