Lors de l’assemblée générale de l’association France Alzheimer Pyrénées-Atlantiques, tenue le samedi 18 avril à la Maison des lacs à Laroin, le président Jean-Claude Lapabe a exprimé sa vive déception face au refus de mise sur le marché d’un nouveau médicament destiné à ralentir l’évolution de la maladie d’Alzheimer chez les patients à un stade précoce.
Une cinquantaine de participants
La réunion s’est déroulée en présence d’une cinquantaine de personnes, dont les conseillers départementaux Geneviève Bergé, Valérie Cambon, Sandrine Lafargue et Nicolas Patriarche, ainsi que des élus locaux et des représentants des associations ADMR et France Parkinson 64. Au programme : rapports d’activité et financier, et un point sur l’avancée de la recherche.
Le Kinsula, un espoir déçu
Le président a notamment évoqué le Kinsula, un médicament développé pour ralentir la progression de la maladie chez les personnes au stade précoce. Bien que ce traitement ne soit pas curatif, il offrait un espoir pour les patients. Validé par l’Agence européenne des médicaments, le Kinsula s’est vu refuser l’autorisation de mise sur le marché par la Haute Autorité de santé (HAS).
La HAS justifie sa décision par un bénéfice thérapeutique jugé très limité et un profil de tolérance préoccupant. Jean-Claude Lapabe a qualifié cette décision de « grave », estimant qu’elle enlève tout espoir aux 6 000 malades en début de maladie qui auraient pu bénéficier de ce traitement.
Un appel à la mobilisation
L’association compte poursuivre son action de sensibilisation et de soutien aux malades et à leurs proches, tout en espérant que des recours ou des évolutions réglementaires permettront un accès futur au Kinsula. La réunion s’est achevée sur un appel à la mobilisation pour la recherche contre Alzheimer.



