Deux animateurs de l'école Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de Paris, ont été placés en détention provisoire ce lundi 23 mai, dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelles sur des enfants. Les faits se seraient déroulés dans le cadre périscolaire, entre 2019 et 2021.
Une enquête ouverte après des signalements
L'affaire a débuté en mars 2022, lorsque plusieurs parents d'élèves ont signalé des comportements suspects de la part de deux animateurs. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris, confiée à la brigade de protection des mineurs. Les investigations ont rapidement mis en lumière des actes de nature sexuelle commis sur des enfants âgés de 6 à 10 ans.
Les deux animateurs mis en cause
Les deux hommes, âgés de 25 et 30 ans, étaient employés par la mairie de Paris dans le cadre des activités périscolaires. Ils sont accusés d'agressions sexuelles et de viols sur plusieurs enfants. Selon les premiers éléments de l'enquête, les faits se seraient produits dans les locaux de l'école, pendant les temps de garderie et d'activités extrascolaires.
Une procédure judiciaire en cours
Après leur interpellation, les deux animateurs ont été placés en garde à vue, puis déférés devant un juge d'instruction. Ils ont été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, et placés en détention provisoire. Le parquet de Paris a indiqué que les investigations se poursuivent, notamment pour identifier d'éventuelles autres victimes.
Réactions et mesures de prévention
La mairie de Paris a exprimé son soutien aux familles et a assuré qu'elle coopérerait pleinement avec la justice. Une cellule psychologique a été mise en place pour les enfants et les parents de l'école Saint-Dominique. Par ailleurs, l'inspection académique a lancé une enquête administrative pour vérifier le respect des procédures de recrutement et de surveillance des animateurs.
Cette affaire relance le débat sur la sécurité des enfants dans les structures périscolaires. Des associations de défense des droits de l'enfant réclament un renforcement des contrôles et des formations pour le personnel encadrant. Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé qu'il allait revoir les protocoles de signalement et de suivi des personnels intervenant auprès des mineurs.



