Un nouveau dispositif pour les jeunes parents
Le congé de naissance entre en vigueur ce 1er juillet 2025 en France, remplaçant l'ancien congé parental d'éducation. Ce nouveau droit, annoncé par le gouvernement, vise à mieux soutenir les familles dès l'arrivée d'un enfant. Selon le ministère des Solidarités, il concerne tous les parents salariés, fonctionnaires et travailleurs indépendants, sous conditions.
Modalités et durée du congé
Le congé de naissance dure 28 jours pour chaque parent, consécutifs ou fractionnables, à prendre dans les six mois suivant la naissance. Il s'ajoute au congé maternité (16 semaines) et au congé paternité (25 jours). Contrairement à l'ancien système, ce congé est mieux rémunéré : il est indemnisé à hauteur de 80% du salaire net, dans la limite de 1,8 fois le SMIC, soit environ 2 800 euros brut par mois. Le financement est assuré par la Sécurité sociale et les caisses d'allocations familiales.
Bénéficiaires et exceptions
Tous les parents d'un enfant né à partir du 1er juillet 2025 peuvent en bénéficier, qu'ils soient en couple ou monoparentaux. Les parents adoptifs sont également éligibles, sous conditions de résidence et de ressources. Toutefois, certaines exceptions existent : les parents déjà en congé parental avant cette date ne basculent pas automatiquement ; ils doivent en faire la demande. De plus, les indépendants doivent justifier d'un minimum de cotisations. Selon la ministre Aurore Bergé, "ce dispositif permet de mieux concilier vie familiale et professionnelle, tout en luttant contre la précarité des jeunes parents".
Impact attendu
Le gouvernement estime que 500 000 familles par an pourraient bénéficier de cette aide. L'objectif est d'augmenter le taux de recours au congé parental, qui était en baisse. Les associations de parents saluent une avancée, mais regrettent que la durée reste inférieure à celle de certains pays européens. Le coût total pour l'État est évalué à 1,2 milliard d'euros par an.



