Montpellier 2026 : Le Printemps montpelliérain vise l'éradication du sans-abrisme
Montpellier 2026 : Éradiquer le sans-abrisme, objectif du Printemps montpelliérain

Le Printemps montpelliérain dévoile son plan ambitieux contre le sans-abrisme à Montpellier

À l'approche des élections municipales de 2026, la liste du Printemps montpelliérain, conduite par Jean-Louis Roumégas d'Europe Écologie Les Verts (EELV), a présenté ce lundi un programme audacieux visant à éradiquer le sans-abrisme dans la ville. Cette annonce intervient dans un contexte marqué par l'incendie mortel survenu au centre d'hébergement de l'Avitarelle, soulignant l'urgence de la situation.

Huit mesures phares pour un accès au logement renforcé

Le candidat Jean-Louis Roumégas, accompagné de ses colistiers Coralie Mantion et Anne-Rose le Van, a détaillé huit propositions concrètes. Celles-ci s'articulent autour d'une philosophie de logement d'abord, une approche inversée par rapport aux pratiques actuelles jugées insuffisantes. Boris Chenaud, membre de la liste, a insisté sur la nécessité de dépasser les mesures au jour le jour pour mettre en place des solutions durables.

Les mesures clés incluent :

  • La création de 900 places d'hébergement d'urgence, avec l'ouverture à l'année de trois gymnases.
  • Le développement de 500 logements intercalaires, gérés par des associations, contre une cinquantaine aujourd'hui.
  • La mise en place de 500 logements très sociaux avec des loyers modérés.
  • La réquisition de logements vacants ou la contractualisation avec des propriétaires via des baux précaires, comme l'a précisé Anne-Rose le Van.
  • La création de cinq villages d'insertion pour les résidants de bidonvilles.
  • Le renforcement des dispositifs de mise à l'abri pour les femmes victimes de violences.
  • L'établissement d'un pôle de la très grande précarité au sein du centre communal d'action sociale, axé sur l'accès aux soins et l'insertion.
  • Un audit indépendant de la situation montpelliéraine pour évaluer les besoins et optimiser les ressources.

Un investissement estimé à 30 millions d'euros

Selon le Printemps montpelliérain, l'ensemble de ces mesures représente un coût total de 30 millions d'euros. Jean-Louis Roumégas a expliqué que 20 millions d'euros devraient être pris en charge par l'État, sur le modèle d'autres communes ayant présenté des factures similaires. Pour la Ville de Montpellier, cela équivaut à un effort annuel de 9 millions d'euros, un montant jugé à la portée de la collectivité et dépendant de choix politiques.

Le candidat a également déploré le quatrième décès d'une personne sans domicile fixe depuis le début de l'hiver, renforçant la détermination de sa liste à agir rapidement. Avec ce programme, le Printemps montpelliérain entend non seulement répondre à l'urgence immédiate, mais aussi construire une stratégie à long terme pour garantir un logement digne à tous les Montpelliérains.