Le Sénat a voté ce mardi les premières mesures du projet de loi Ripost, un texte visant à renforcer la lutte contre les nuisances sonores et les rassemblements illicites. Parmi les dispositions adoptées, une possible peine de prison pour les participants aux free parties non autorisées a suscité de vifs débats.
Des mesures controversées
Le projet de loi Ripost, présenté par le gouvernement, entend répondre à la multiplication des free parties, ces rassemblements festifs souvent organisés sans autorisation dans des lieux isolés. Les sénateurs ont approuvé un amendement prévoyant une peine pouvant aller jusqu'à six mois d'emprisonnement et une amende de 15 000 euros pour toute personne participant à une free party non déclarée.
Réactions des opposants
Les associations de défense des libertés publiques et les organisateurs de free parties dénoncent une mesure liberticide. "Criminaliser la fête, c'est une dérive autoritaire", a déclaré un porte-parole du collectif Free Party United. Selon eux, le texte risque de stigmatiser une culture musicale et de pousser les rassemblements vers la clandestinité.
Un volet prévention
Le texte adopté prévoit également des mesures de prévention, avec la création de zones dédiées aux free parties, encadrées par les autorités locales. Les sénateurs ont insisté sur la nécessité de concilier sécurité et liberté de réunion. Le ministre de l'Intérieur a salué un "équilibre entre fermeté et dialogue".
Prochaines étapes
Le projet de loi doit maintenant passer en commission mixte paritaire avant un vote définitif à l'Assemblée nationale. Les débats promettent d'être houleux, la majorité présidentielle étant divisée sur la question.



