Fête sauvage à Nice : 10 heures de nuisances, les riverains excédés
Fête sauvage à Nice : 10 heures de nuisances

Une cinquantaine de jeunes ont organisé une fête sauvage de près de dix heures à Nice, samedi 16 mai 2026, au pied du collège Maurice-Jaubert dans le quartier de L'Ariane. Les habitants, excédés par le bruit et les débordements, ont multiplié les appels à la police, qui n'est intervenue qu'après minuit et demi.

Une fête improvisée qui tourne au cauchemar

Dès 15 heures, les jeunes ont installé une enceinte d'1,5 mètre de haut et des bouteilles devant le collège. La musique à fond, les cris et les bouteilles cassées ont rendu la vie impossible aux riverains. « On les entendait comme s'ils étaient dans notre salon, alors qu'on est à plus de cent mètres », témoigne une habitante. Vers 21 heures, certains habitants ont demandé l'arrêt de la fête, en vain.

Des appels à la police restés sans réponse rapide

Une mère de famille a appelé la police nationale vers 21h30, mais on lui a répondu de contacter la police municipale. Elle l'a fait vers 21h45, mais a refusé de donner son nom par peur de représailles. « Pas de nom, pas d'intervention », lui a-t-on répondu. Elle a rappelé à plusieurs reprises, sans résultat. Ce n'est qu'à 00h15, après un nouveau coup de fil, que la police nationale et municipale sont intervenues conjointement pour disperser la fête.

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La colère des habitants et le sentiment d'abandon

Georges Claude Trovas, président du comité de quartier « Les Arianencs », se dit « las » et dénonce un sentiment d'abandon. « De toute façon, on appelle à l'aide et personne ne répond... Tout le monde s'en fout de nous », lâche-t-il. Les habitants craignent des représailles et se sentent livrés à eux-mêmes.

La version de la mairie

Françoise Souliman, première adjointe et « Madame Sécurité » de la Ville, déplore la fête sauvage et explique le délai d'intervention. Selon elle, la requérante s'est montrée agressive et a refusé de décliner son identité. « La procédure est stricte et encadrée », précise-t-elle. Grâce à la vidéoprotection, la police a constaté la présence de plus de cinquante personnes et a sollicité un engagement conjoint avec la police nationale. L'intervention a eu lieu dès que les moyens nécessaires ont été réunis, vers minuit.

Les habitants, eux, restent amers. « Les familles continueront à baisser la tête quand elles croiseront des dealers ou des jeunes qui font leur loi. Ça ne changera pas, on est seuls », soupire une riveraine.

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