Une plaque commémorative controversée à Rivesaltes
Le 12 mai dernier, le nouveau maire (RN) de Rivesaltes, Julien Potel, a inauguré une plaque à la mémoire des anciens combattants Harkis et de leurs enfants morts au camp Joffre de Rivesaltes dans les années 1960. Cette initiative, réalisée sans informer les familles des victimes, a suscité une vive polémique.
La colère des descendants
Ali Amrane, président du collectif des Harkis des Alpes-Maritimes, dont le frère jumeau est décédé dans le camp, déplore n'avoir reçu aucune invitation officielle. Il a été averti par hasard deux jours avant la cérémonie. Même le représentant de l'association des familles de Harkis de Rivesaltes n'était pas au courant. « De quel droit ont-ils fait cela ? », s'indigne-t-il.
Des excuses insuffisantes
Face au tollé, le maire et son directeur de cabinet ont présenté des excuses, affirmant s'être appuyés sur des associations locales. Mais ces explications n'ont pas apaisé les esprits. Les familles estiment incompréhensible de ne pas avoir été prévenues, surtout lorsque la plaque mentionne les enfants.
L'attente des ossements
Plus qu'une plaque, les familles attendent le retour des ossements des enfants envoyés à Marseille pour datation au carbone 14. Elles souhaitent les inhumer dans un caveau au cimetière Saint-Saturnin de Rivesaltes. Une réunion avec la préfecture et la mairie est prévue avant l'été pour finaliser le projet.
Actions judiciaires en cours
Sur le plan judiciaire, les familles attendent les suites de leurs plaintes pour recel de cadavres et dissimulation de documents administratifs. L'ancien maire a déjà été entendu par la gendarmerie, et les familles devraient l'être à leur tour prochainement.



