Un homme de 43 ans, déjà condamné pour des violences sur la même victime et soumis à une interdiction de contact, a été reconnu coupable de nouveaux faits de violences commis le 25 mai 2026 au domicile de son ex-compagne à Montpellier, sous les yeux du fils mineur de celle-ci, âgé de 13 ans. Le tribunal correctionnel de Montpellier l'a condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire, et 6 mois ferme à exécuter sous bracelet électronique.
Des faits de violences en présence d'un enfant
Les policiers municipaux, alertés vers 23h35 pour des violences intrafamiliales, ont découvert la victime tenant une touffe de cheveux dans sa main. Selon ses déclarations, son ancien compagnon l'avait insultée avant de lui arracher les cheveux au cours d'une dispute. Le couple, formé en 2022, s'était séparé à plusieurs reprises. Le prévenu avait déjà été condamné pour des violences sur cette même personne.
À l'audience, Guillaume a reconnu avoir tiré les cheveux de son ex-compagne. "Ça a duré trois secondes. Je lui ai tiré les cheveux, elle s'est mise par terre et je suis parti", a-t-il déclaré. Il a expliqué qu'elle avait consommé de l'alcool, précisant : "Je n'aime pas ça. J'étais fatigué avec le travail. On s'est disputés. Je n'aurais jamais dû être là ce soir-là avec l'interdiction. J'aurais dû la quitter déjà avant."
Les réquisitions et la défense
Son avocat a soulevé une nullité de procédure, estimant que l'état d'ivresse du prévenu n'était pas suffisamment mentionné. L'avocate de la partie civile a rappelé que la jeune femme, réfugiée ukrainienne, pensait pouvoir reconstruire sa vie après son retour en France. Elle a demandé au tribunal de prononcer des mesures de protection afin qu'"elle puisse sortir de cette salle d'audience la tête haute, sans peur". Elle a également sollicité des dommages et intérêts pour sa cliente et pour son fils.
Le procureur a insisté sur la gravité des faits, commis en état de récidive, rappelant les précédentes condamnations du prévenu. Il a requis une peine d'emprisonnement ferme ainsi qu'une nouvelle interdiction de contact pour protéger la victime.
La décision du tribunal
Le tribunal a reconnu Guillaume coupable et l'a condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont 12 mois assortis d'un sursis probatoire. Les six mois ferme seront exécutés sous bracelet électronique, régime de détention à domicile. Il lui est interdit d'entrer en contact avec son ex-compagne et le fils de celle-ci. Le tribunal lui impose également un stage de prévention des violences ainsi qu'un suivi psychologique ou psychiatrique.



