Une page se tourne pour « MsieurLeProf ». Très suivi sur les réseaux sociaux, William Lafleur, ancien enseignant et auteur du livre très critique « L’ex plus beau métier du monde : l’état des lieux inquiétant de l’Education nationale » (Flammarion), a été partiellement relaxé ce mardi à Toulouse du procès qui lui était intenté.
Un inspecteur de l’Education nationale poursuivait William Lafleur pour diffamation
C’est un inspecteur de l’Education nationale qui le poursuivait pour diffamation. Ce dernier, absent lors du procès le 24 février, réclamait 5 000 euros de dommages-intérêts à l’enseignant, estimant que ce dernier l’avait injustement dénigré en évoquant la « maltraitance », « l’infantilisation » ou « l’humiliation » que le professeur estimait avoir subies lors de son inspection.
Un simple tweet sur X sanctionné
C’est en ces termes que celui qui s’est choisi comme pseudo « MsieurleProf » sur les réseaux sociaux, la racontait dans son livre. Selon son avocate, l’enseignant a été relaxé « pour l’ensemble des propos qu’il avait tenus dans le livre » et « la plupart des messages sur les réseaux qu’il avait réalisés ».
« La seule ombre au tableau, si je puis dire, c’est une condamnation sur un tweet qu’il a fait sur le réseau X », a souligné Me Elodie Baudras, précisant qu’il s’agissait d’un message de l’enseignant accusant l’inspecteur de vouloir le « flinguer » à travers cette procédure en justice.
Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné le professeur pour ce tweet à 500 euros d’amende, 500 euros de dommages-intérêts et 1 000 euros au titre des frais de justice.
Un livre acerbe sur le traitement de l’Education nationale
William Lafleur a exercé pendant 12 ans comme professeur d’anglais en collège et lycée, la majorité du temps en tant que remplaçant, avant de quitter l’Education nationale en 2023. Dans son livre paru cette même année, il dénonçait notamment une précarisation du métier d’enseignant à l’heure où l’école a de plus en plus de mal à recruter. Une expérience qu’il avait racontée à 20 Minutes.



