Marine Le Pen se pourvoit en cassation et annonce sa candidature à la présidentielle
Marine Le Pen se pourvoit en cassation et annonce sa candidature

Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, a annoncé mardi 7 juillet 2026 sur TF1 qu'elle se pourvoit en cassation après sa condamnation pour détournement de fonds publics par la cour d'appel de Paris. Elle maintient sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, affirmant qu'« il n'y a plus de scénario dans lequel je ne pourrais pas être candidate ».

Une condamnation lourde en appel

Quelques heures avant son intervention télévisée, Marine Le Pen avait été condamnée en appel à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous surveillance électronique, 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis, et 100 000 euros d'amende. Le Rassemblement national, en tant que personne morale, a écopé de deux millions d'euros d'amende, dont un million avec sursis, et de la confiscation d'un million d'euros déjà saisis. Le maire de Perpignan Louis Aliot a été condamné à un an de prison avec sursis, 5 000 euros d'amende et deux ans d'inéligibilité avec sursis, lui permettant de conserver ses mandats.

La stratégie de défense de Marine Le Pen

« Je considère que deux juridictions peuvent commettre une erreur », a déclaré Marine Le Pen lors du journal de TF1. « Je veux aller au bout des voies de recours qui me sont offertes pour défendre mon innocence dans ce dossier. J'ai les mains propres et je me pourvois en cassation pour le démontrer. » Elle a reconnu s'être trompée après avoir prédit une relaxe en appel, mais a ajouté : « Espérons que la Cour de cassation ne se trompe pas. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un ticket gagnant avec Jordan Bardella

Marine Le Pen a confirmé qu'elle formerait un « binôme » avec Jordan Bardella pour la campagne présidentielle, le présentant comme son futur Premier ministre. « Nous avons les solutions. C'est un ticket gagnant », a-t-elle assuré. Elle a également salué le jugement qui, selon elle, « rend aux Français leur liberté de voter », estimant que les électeurs pourront désormais choisir librement.

Réactions politiques

Les adversaires de Marine Le Pen ont vivement réagi. Édouard Philippe (Horizons) a jugé que sa candidature constitue un « nouveau reniement », rappelant son mépris passé envers ceux ayant eu affaire à la justice. Gabriel Attal a souligné la « dimension morale » de se présenter après une condamnation, affirmant que « l'exemplarité et la probité sont les valeurs les plus importantes ». Le secrétaire général des Républicains, Othman Nasrou, a accusé Marine Le Pen de « prendre la démocratie en otage » et de « fragiliser les institutions ». À gauche, Boris Vallaud, patron des députés PS, a déclaré : « C'est à elle de savoir si quand on est une délinquante, on se présente aux électeurs. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale