Le Pen disqualifiée pour la présidentielle 2027
Le Pen disqualifiée pour la présidentielle 2027

Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement National, a été déclarée inéligible pour une durée de cinq ans par le tribunal correctionnel de Paris, la privant ainsi de toute possibilité de se présenter à l'élection présidentielle de 2027. Cette décision, rendue publique le 7 juillet 2026, fait suite à sa condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens.

Une condamnation lourde de conséquences

Le tribunal a estimé que Marine Le Pen avait participé à un système de détournement de fonds du Parlement européen, en utilisant des assistants parlementaires pour des tâches liées au parti plutôt qu'à son mandat européen. La peine, qui comprend également une amende de 300 000 euros et une peine de prison de deux ans avec sursis, a été assortie d'une exécution provisoire, rendant la décision immédiatement applicable. Selon le jugement, cette mesure vise à « prévenir le risque de récidive et à assurer l'effectivité de la peine ».

Une réaction politique immédiate

Marine Le Pen a qualifié cette décision de « scandaleuse » et a annoncé son intention de faire appel. « C'est une décision politique qui vise à m'écarter de la vie politique », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. « Je ne peux pas me permettre de ne pas me présenter à gauche, mais cette décision m'en empêche. » Ses soutiens dénoncent une instrumentalisation de la justice, tandis que ses opposants saluent une décision exemplaire. Le Rassemblement National a évoqué un « coup d'État judiciaire » et promet de se mobiliser.

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Impact sur la présidentielle de 2027

Avec cette inéligibilité, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate à la prochaine présidentielle, ce qui rebat les cartes du paysage politique français. Les sondeurs estiment que sa disqualification pourrait profiter à d'autres candidats de droite et d'extrême droite, mais aussi à la gauche, qui y voit une opportunité. Selon un sondage réalisé par Ipsos pour Le Monde, 62 % des Français estiment que cette décision est juste, tandis que 38 % la jugent excessive. La question de la légitimité de la justice dans les affaires politiques reste au cœur des débats.

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