Emmanuel Grégoire s'excuse pour la réembauche d'un agent soupçonné de violences sexuelles
Grégoire s'excuse pour réembauche d'agent suspect

Emmanuel Grégoire, ministre délégué aux Comptes publics, a présenté ses excuses ce mercredi 20 mai 2026 après la révélation de la réembauche d'un agent de son ministère déjà soupçonné de violences sexuelles. Ce dernier avait été mis en cause dans une enquête préliminaire ouverte en 2024 pour des faits de harcèlement sexuel et d'agressions sexuelles présumés.

Un retour qui interroge

L'agent en question, dont l'identité n'a pas été divulguée, avait été suspendu de ses fonctions en 2024 après le signalement de plusieurs collègues. Cependant, il a été réintégré dans ses fonctions en janvier 2026, ce qui a provoqué l'incompréhension et la colère au sein du ministère. Selon les informations du journal Le Monde, la décision de réembauche a été prise sans consultation préalable des services des ressources humaines ni des représentants du personnel.

Des excuses tardives

Face à la polémique grandissante, Emmanuel Grégoire a reconnu une erreur de gestion et a présenté ses excuses publiques. "Je comprends la colère et l'incompréhension que cette situation a pu susciter. Je présente mes excuses les plus sincères aux victimes et à l'ensemble des agents du ministère", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Il a également annoncé l'ouverture d'une enquête administrative interne pour faire la lumière sur les circonstances de cette réembauche.

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Réactions politiques

L'opposition n'a pas tardé à réagir. Plusieurs députés de La France insoumise et du Rassemblement national ont dénoncé une gestion laxiste et un manque de considération pour les victimes de violences sexuelles. "Ces excuses ne suffisent pas. Il faut des mesures concrètes pour que de telles situations ne se reproduisent pas", a déclaré la députée écologiste Sandrine Rousseau. De son côté, le syndicat CFDT a appelé à une refonte des procédures de réintégration au sein de l'administration.

Vers une réforme des procédures

Le ministre a promis que des mesures seraient prises pour éviter que ce type de situation ne se reproduise. Il a notamment évoqué la mise en place d'une commission d'évaluation indépendante pour tout retour d'un agent suspendu pour des faits de violences sexuelles. "Nous devons restaurer la confiance des agents et garantir un environnement de travail sain et sécurisé", a-t-il ajouté. Cette affaire relance le débat sur la gestion des signalements de violences sexuelles au sein de la fonction publique.

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