Polémique à Carpentras après la diffusion de « Maréchal, nous voilà » le 8 mai
Carpentras : diffusion de « Maréchal, nous voilà » le 8 mai

La ville de Carpentras, dans le Vaucluse, est au cœur d’une vive polémique après la diffusion de la chanson « Maréchal, nous voilà » lors des cérémonies du 8 mai, journée de commémoration de la victoire de 1945. Cet air, associé au régime de Vichy et à la collaboration, a été joué par l’harmonie municipale, provoquant l’indignation de plusieurs élus et associations.

Un incident lors des commémorations

Le 8 mai 2026, alors que la ville célébrait la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’harmonie a interprété « Maréchal, nous voilà », un chant de propagande du régime de Vichy. Des témoins ont rapporté que certains participants ont exprimé leur malaise, tandis que d’autres ont applaudi. La mairie, dirigée par le maire divers droite Serge Andrieu, a rapidement présenté ses excuses, évoquant une « erreur de programmation ».

Réactions politiques

L’opposition municipale a dénoncé un « acte inacceptable » et réclamé une enquête. La députée LFI de la circonscription, Catherine Hilaire, a tweeté : « Honte à ceux qui glorifient la collaboration. La République doit être exemplaire dans son devoir de mémoire. » De son côté, le Rassemblement national a minimisé l’incident, son représentant local estimant qu’il s’agissait d’une « maladresse sans intention politique ».

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Le préfet de Vaucluse a été saisi par des associations d’anciens combattants, qui demandent des sanctions. La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) a annoncé son intention de porter plainte pour apologie de crimes contre l’humanité.

Le contexte mémoriel

Cette polémique intervient dans un climat de tensions mémorielles en France, où les symboles de Vichy restent sensibles. « Maréchal, nous voilà », composée en 1941, exalte la figure de Philippe Pétain et les valeurs de la Révolution nationale. Sa diffusion dans un cadre officiel est perçue comme une offense à la mémoire des résistants et des victimes du nazisme.

Le maire a promis une « révision des protocoles » pour éviter que cet incident ne se reproduise. Une réunion avec les associations patriotiques est prévue dans les prochains jours.

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