Patrick Balkany condamné à 15 mois et 3 ans ferme sans mandat de dépôt
Balkany condamné à 15 mois et 3 ans ferme sans mandat

Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné ce jeudi l'ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, à des peines de prison ferme dans deux dossiers distincts de détournements de fonds publics. L'ex-baron de la droite francilienne écope de 15 mois d'emprisonnement ferme dans la première affaire et de trois ans ferme dans la seconde. Toutefois, le tribunal n'a pas prononcé de mandat de dépôt, compte tenu de l'âge de l'accusé, âgé de 77 ans.

Des peines complémentaires sévères

Outre les peines de prison, Patrick Balkany a été condamné à des amendes de 350 000 euros et 500 000 euros respectivement. Il est également frappé d'une peine d'inéligibilité de dix ans et d'une interdiction d'exercer une activité dans la fonction publique pendant cinq ans. Son avocat, Me Robin Binsard, a annoncé son intention de faire appel de ces deux décisions.

Des faits jugés non dérisoires

La présidente du tribunal, Céline Ballerini, a souligné que les faits n'étaient pas dérisoires, contrairement à ce qu'a tenté d'indiquer M. Balkany. Selon elle, ils montrent la légèreté avec laquelle les élus de la République peuvent s'affranchir des règles et des lois qu'ils sont censés faire observer. Elle a regretté que, malgré ses condamnations passées, Patrick Balkany ait gardé un discours inchangé au fil des audiences.

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Détails des affaires

Dans la première affaire, l'ex-maire était poursuivi pour avoir utilisé les fonds d'une association subventionnée par la ville, la Codeeil, afin d'assurer un complément de revenus à son ex-directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020. Dans le second volet, il a été jugé pour avoir affecté, entre 2010 et 2015, des policiers municipaux à des tâches personnelles, notamment comme chauffeurs privés.

Le procureur avait qualifié M. Balkany de "démiurge omnipotent" ayant, par le fait du prince, détourné trois policiers municipaux de leurs fonctions pour en faire des "larbins", des "hommes à tout faire" et "quasiment des domestiques". Me Binsard avait plaidé la relaxe, dénonçant "une purge" et raillant les lacunes de l'instruction.

Antécédents judiciaires

Patrick Balkany a déjà été condamné dans plusieurs autres affaires, notamment en 2023 avec son épouse Isabelle pour avoir dissimulé 13 millions d'euros au fisc. En avril, la cour d'appel de Rouen a confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu'il lui reste à purger dans ce dossier. Il a par ailleurs fait cinq mois de détention en 2019-2020, puis à nouveau six mois en 2022.

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