Les avocats du barreau de Nîmes restent mobilisés contre le projet de loi sur la justice criminelle porté par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Ce texte prévoit d'instaurer la procédure de plaider coupable pour certains crimes, une mesure vivement contestée par la profession.
Un mouvement de grève national
Depuis le 1er avril, les avocats nîmois, comme leurs confrères partout en France, observent une grève pour dénoncer ce projet. Ils estiment que le plaider coupable en matière criminelle porterait atteinte aux droits de la défense et à l'équité des procès.
Les concessions du ministre
Le 12 mai, Gérald Darmanin a proposé, dans un esprit de conciliation, d'exclure les crimes sexuels (viols) ainsi que tous les crimes relevant de la cour d'assises. Le projet ne concernerait plus que les coups mortels et les braquages jugés par la cour criminelle. Malgré cette avancée, les avocats nîmois maintiennent leur opposition.
Des actions ciblées
Le barreau de Nîmes a décidé de concentrer son mouvement de grève sur les comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et les CRPC défèrement. Ces audiences sont particulièrement visées car elles sont au cœur du dispositif contesté.
Les instances nationales des avocats, notamment la Conférence nationale des bâtonniers, doivent se réunir en début de semaine prochaine pour décider de la suite du mouvement. La profession attend des garanties supplémentaires avant de lever la grève.



