Vol d'armes de gendarmes à Bordeaux : deux hommes condamnés
Vol d'armes de gendarmes à Bordeaux : deux peines avec sursis

Deux hommes ont commis un vol à la roulotte sur un véhicule banalisé de gendarmes à Bordeaux. Ils ont été arrêtés puis jugés en comparution immédiate ce jeudi 21 mai. Le déploiement massif de forces de l'ordre, notamment un hélicoptère, n'était pas passé inaperçu le mercredi 13 mai sur la rive droite de la ville.

Un vol aux conséquences graves

Ce jour-là, vers 10 heures, les pistolets de deux gendarmes ont été dérobés. Les militaires étaient en planque en civil, dans une voiture banalisée. Alors qu'ils quittaient leur mission, leur Peugeot 5008 a été percutée par un usager de la route, rue Charles-Chaigneau. Ils ont alors décidé de s'arrêter sur le parking de l'UCPA pour effectuer le constat dans l'entrée du bâtiment. À leur retour, ils se sont aperçus qu'un vol à la roulotte avait eu lieu. À l'intérieur du véhicule se trouvaient leurs deux Glock 26, cinq chargeurs et 50 cartouches de calibre 9 millimètres.

Une enquête rapide grâce aux caméras

L'alerte a été donnée, entraînant une vaste mobilisation des forces de l'ordre, mais en vain dans l'immédiat. La section de recherches de la gendarmerie a alors ouvert une enquête. Les caméras de surveillance de l'UCPA ont capturé les va-et-vient suspects de deux hommes qui traînaient sur place depuis une demi-heure. Une employée de l'Intermarché voisin a également trouvé leur attitude louche.

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Les suspects ont ensuite pris un bus TBM, dont les images montrent qu'ils avaient les sacs en main. Au fond du véhicule, ils les ont ouverts et ont semblé constater la nature de leur butin. Ils sont descendus au Grand-Parc. Grâce à ces éléments, les mis en cause ont été arrêtés le 16 mai. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont retrouvé presque tout : les cartes professionnelles des gendarmes, leur appareil photo avec téléobjectif… Il manquait toutefois l'essentiel : les deux pistolets et deux chargeurs.

Le sort des armes au cœur du procès

Lors de la comparution immédiate au tribunal correctionnel de Bordeaux, jeudi 21 mai, la question du destin des armes a été centrale. « Pour moi, elles ont été vendues 750 euros à quelqu'un de Toulouse car il m'a rendu 350 euros », a expliqué un des suspects, âgé de 42 ans, en impliquant son coprévenu. Ce toxicomane a décrit le scénario de la journée : « On voulait faire un tour et chercher des opportunités de faire un vol. On a vu les sacs en s'approchant par la vitre arrière. On a dit que chacun prenait sa part. J'ai voulu remettre les sacs dans la voiture mais j'ai eu peur. Je les ai jetés dans la Garonne. »

Des peines de huit mois avec sursis

Contre ce technicien en fibre optique primo-délinquant, le parquet avait requis deux ans de prison ferme. Le tribunal a finalement ramené la peine à huit mois avec sursis. L'autre prévenu, âgé de 29 ans, a nié avoir vendu le butin mais s'est embrouillé dans ses explications. En situation de récidive pour avoir été condamné en juillet 2025 pour un vol de téléphone, il a également écopé de huit mois avec sursis. Le procureur avait lancé cette remarque : « Ils ne s'intéressent pas à qui achètent ces armes. Peut-être des délinquants qui risquent de causer des préjudices plus importants. Alors qu'ils auraient pu les remettre au commissariat. »

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