Le son s'est finalement arrêté. Débuté le 1er mai sur un terrain militaire appartenant à la Direction générale de l'armement (DGA) près de Bourges, dans le Cher, le teknival qui avait réuni entre 17.000 et 40.000 personnes « touche à sa fin », a annoncé mardi la préfecture du Cher, qui a fait état de six gendarmes légèrement blessés lors de brefs heurts avec des participants durant la nuit.
Des affrontements durant la nuit
« À 3h45, des festivaliers s'en sont pris aux forces de l'ordre en utilisant des tirs de mortier, boules de pétanque, cocktails Molotov, un véhicule bélier », a indiqué la préfecture dans un communiqué. Les forces de l'ordre ont alors riposté, empêchant le passage des festivaliers, systématiquement contrôlés et verbalisés lorsqu'ils quittent les lieux, conformément aux ordres du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui s'était rendu sur place dimanche. Les affrontements ont finalement pris fin vers 4h30.
Un important dispositif de contrôle
« Depuis lors, les véhicules et les personnes sont en cours de contrôle et d'évacuation. Les matériels de son utilisés sur le site sont en cours de saisie », a détaillé la préfecture. « C'est une opération logistique d'envergure qui durera au moins toute la journée ». Hier en fin de soirée, vers 19h, moins de 3.000 personnes se trouvaient encore sur le site.
Au total, depuis le début de cette free party, 22.868 personnes et 10.315 véhicules ont été contrôlés par les forces de l'ordre. Elles ont procédé à 18 interpellations, qui ont donné lieu à neuf placements en garde à vue. Et 63 armes ont été saisies, ainsi que 15 drones civils « neutralisés », selon un premier bilan provisoire.



