Serena Williams fera son grand retour en simple à Wimbledon mardi, affrontant Maya Joint. À 44 ans, la légende américaine aux 23 titres du Grand Chelem effectue un come-back inattendu, mais pour y parvenir, elle a dû accepter des sacrifices, notamment en matière de lutte antidopage.
Des contraintes antidopage jugées excessives
Depuis l'automne dernier, Serena Williams doit communiquer chaque jour sa localisation pour être testée à tout moment. « C'est épuisant », a-t-elle admis ce dimanche. Elle regrette que les joueuses puissent être contrôlées à n'importe quelle heure, même en dehors du créneau quotidien où elles partagent leur position avec les autorités antidopage.
« J'imagine que ça veut dire que je ne peux pas aller chercher mes enfants ? », s'est-elle agacée, elle qui est mère de deux filles. « Je déteste ça. Je pense que c'est nécessaire, mais il doit y avoir un moyen de rendre tout ça plus raisonnable », estime-t-elle.
Un frein majeur à son retour
Serena Williams confie que ces contraintes ont été l'une des principales raisons de son hésitation à revenir sur le circuit. « J'ai une vie bien chargée, je dirige une société de capital-risque, je voyage dans le monde, j'ai des enfants… Je peux me trouver dans tellement de villes différentes », explique-t-elle.
Il y a six jours, l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (Itia) a annoncé une suspension de quatre ans à l'encontre de Marketa Vondrousova, qui a refusé de se soumettre à un contrôle antidopage en décembre.



