Sanary : bagarre pour un rétroviseur, un homme sort une machette et prend 18 mois ferme
Sanary : bagarre pour un rétroviseur, machette, 18 mois ferme

Un incident banal qui tourne au drame

Il y a quelques jours, un homme de 26 ans domicilié au Beausset a suivi un adolescent de 17 ans de Saint-Cyr, qu'il accusait d'avoir accroché son rétroviseur. La course-poursuite s'est achevée à la station Total de Sanary, route de Bandol, où les deux conducteurs ont garé leurs véhicules. Très vite, les insultes ont fusé, puis les coups. Les témoins ont décrit un véritable « pugilat digne d’un combat de MMA », selon un enquêteur. Des témoins sont intervenus pour séparer les deux hommes, mettant fin au premier round.

La machette sortie du véhicule

Mais le plus âgé des deux n'en est pas resté là. Il est retourné à sa voiture, une Toyota Yaris de 2016 héritée de son grand-père, et en a sorti une machette. Il a ensuite frappé son adversaire à l'épaule, lui infligeant cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT). L'agresseur a ensuite pris la fuite, mais la victime a eu le réflexe de photographier le véhicule et son conducteur, permettant à la police de l'identifier rapidement.

Garde à vue et jugement

L'homme s'est finalement rendu au commissariat de Sanary en fin de journée, où il a été placé en garde à vue. Il a reconnu les faits, expliquant avoir été mis hors de lui par les dégâts causés à son véhicule. Après 48 heures, il a été présenté au parquet de Toulon, puis jugé en comparution immédiate. En état de récidive légale pour violences avec arme et stupéfiants, il a été condamné à deux ans d'emprisonnement, dont 18 mois fermes. Il lui est également interdit de détenir une arme pendant cinq ans, et il devra suivre des soins. Un mandat de dépôt a été prononcé, et il a été conduit directement en prison.

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Les réactions et le contexte

Cet incident, aussi violent que disproportionné, soulève des questions sur la gestion des conflits routiers et la présence d'armes dans les véhicules. Les autorités rappellent l'importance de signaler tout incident aux forces de l'ordre plutôt que de se faire justice soi-même. La victime, bien que blessée, a pu rentrer chez elle après avoir été soignée. L'agresseur, quant à lui, purgera sa peine derrière les barreaux.

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