Il rase la tête de son ex-compagne le soir de la Saint-Valentin : 18 mois ferme
Saint-Valentin : rasée de force, son ex condamné à 18 mois ferme

Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a condamné un homme à 30 mois de prison dont 18 fermes pour avoir rasé la tête de son ex-compagne le soir de la Saint-Valentin à Istres (Bouches-du-Rhône). Le 14 février 2026, peu après 23 heures, Massoud H. a mis à genoux son ex-compagne dans une rue avant de lui raser longuement les cheveux avec une tondeuse.

Un acte qualifié de rappel des « heures sombres »

La présidente du tribunal a qualifié cet acte de rappel des « heures sombres de notre histoire », en référence aux tontes humiliantes infligées à plus de 20 000 femmes à la Libération. « Tondre une femme, cela vient altérer sa féminité et sa dignité. C’est d’une violence inouïe. D’ailleurs, la victime dit dans son audition qu’elle aurait préféré prendre des coups », a-t-elle déclaré.

Les explications du prévenu

Massoud H. a tenté de présenter leur histoire « comme un livre », où il faut « lire le début pour comprendre la fin ». Interpellé sur la présence de la tondeuse dans son sac, il a expliqué qu’il « partait en soirée avec sa nouvelle compagne » et souhaitait « se raser en arrivant à l’hôtel ». Il a affirmé que la victime, Sophie, l’avait attaqué en premier et s’était « rasée toute seule ».

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La détresse de la victime

L’avocate de la victime a lu des extraits de son appel au 17 : « J’ai un gros trou dans la tête ! », « Je ne vais pas pouvoir sortir de chez moi pendant des mois ». « Ce qu’on entend à l’audience, c’est que c’est elle qui est responsable. Ce n’est pas entendable ! », a réagi la défense de la victime, qui réclame 3 000 euros de préjudice moral.

Une peine plus lourde que celle requise

Déjà condamné pour violences conjugales sur une autre compagne, Massoud H. a écopé d’une peine plus sévère que celle demandée par le parquet : 30 mois d’emprisonnement, dont 18 fermes, assortis d’une interdiction de contact avec la victime. Le parquet en avait requis 24 mois, dont 12 avec sursis probatoire.

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