Ce mercredi 27 mai, une partie du quartier de la rue du Cabernet, à Béziers, a été bouclée par les forces de l'ordre sur ordre d'un magistrat instructeur. Une reconstitution judiciaire s'y est tenue pour éclaircir le meurtre d'un homme de 54 ans, tué d'un coup de couteau en juin 2025. Sa compagne de 67 ans, suspectée du crime commis sur fond d'alcool, a dû reproduire ses gestes devant le magistrat.
Une suspecte fortement alcoolisée
Le lendemain du drame, le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, avait confirmé les faits : une femme était en garde à vue, soupçonnée d'avoir porté un coup de couteau ayant atteint le foie de son compagnon. Celui-ci est décédé à l'hôpital de Béziers, où un voisin l'avait conduit avant l'arrivée des policiers. La femme était fortement alcoolisée au moment des faits.
Un drame qui a marqué le quartier
Comme le jour du meurtre, l'émoi était grand ce mercredi face au déploiement des forces de l'ordre. Très vite, le drame de l'an dernier est revenu dans les mémoires. Dans le quartier, entre le centre commercial et le stade Raoul-Barrière, les habitants se souvenaient encore : « Ils buvaient tous les deux et s'engueulaient très souvent. Mais jamais nous n'avions imaginé une telle issue. » Une autre habitante a raconté : « Le soir du drame, elle est sortie de chez elle en hurlant qu'elle l'avait tué. Comme elle buvait un peu, on a eu du mal à le croire. »
Un acte important de la procédure
Presque un an après le drame, la suspecte est arrivée à son domicile, menottée, escortée de policiers et entourée de ses deux avocats. Elle doit donner sa version des faits et expliquer ce qui est arrivé. Un mannequin a été amené pour représenter la victime. Elle devra de nouveau porter un coup de couteau, comme il y a un an, et revivre le drame. Le magistrat instructeur, en se rendant sur les lieux, pourra lever des doutes et ne se basera plus uniquement sur les photographies des enquêteurs. La reconstitution est un acte très difficile pour un juge, car il convient d'être minutieux et précis. Les avocats peuvent intervenir à tout moment. Bien souvent, ce qui sort des reconstitutions pèse davantage que les interrogatoires.



