Mère incestueuse et amant Tinder jugés pour viol sur son fils de 8 ans
Mère et amant jugés pour viol sur son fils de 8 ans

Le procès qui s'est ouvert devant la cour criminelle départementale de Seine-et-Marne, lundi 11 mai, est insoutenable. Dans le box : Arlette (tous les prénoms ont été changés), une habitante de Claye-Souilly de 42 ans, jugée pour « viol incestueux et agressions sexuelles incestueuses commis sur un mineur par un ascendant majeur ». À ses côtés, Gilles, quadragénaire originaire d’un village de l’Oise, soupçonné d’être son « complice par instigation ».

Les faits

Au cœur des débats : le sort réservé au fils d’Arlette, à l’âge de 8 ans, réduit au rang d’objet dans les fantasmes des accusés, qui s’étaient rencontrés sur Tinder. Assis sur le banc des parties, le père du garçon écoute sans broncher. C’est lui qui, en février 2024, a poussé la porte d’un commissariat de police pour rapporter une étrange conversation. Le gamin, dont les parents séparés partageaient à l’époque la garde alternée, lui avait raconté avoir gagné une toupie en relevant un défi. Sa mère lui avait demandé de rapprocher « son zizi de sa nénette ».

Ce témoignage a déclenché une enquête qui a révélé l'ampleur du calvaire subi par l'enfant. Selon les éléments du dossier, Arlette aurait orchestré des agressions sexuelles sur son fils à la demande de son amant, Gilles. Ce dernier, via des échanges sur l'application de rencontres, aurait instigué ces actes en échange de photos et de vidéos. Les investigations ont permis de retrouver des images montrant l'enfant dans des situations dégradantes, envoyées par la mère à son complice.

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Un procès sous haute tension

L'audience se déroule à huis clos partiel, en raison de la nature des faits et de la protection de la victime. Les experts psychologues ont décrit un enfant traumatisé, suivi depuis les révélations. La défense des accusés tente de minimiser leur responsabilité, évoquant une relation toxique et une emprise mutuelle. Mais les preuves matérielles, notamment les messages et les photos, accablent le couple.

Le verdict est attendu en fin de semaine. La mère encourt jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle, tandis que son amant risque 15 ans pour complicité. Ce procès rappelle tragiquement que l'inceste et les violences sexuelles sur mineurs restent un fléau, souvent caché derrière les portes closes.

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