Le tribunal administratif de Nîmes rejette le recours contre les élections municipales de Montaren-et-Saint-Médiers
Le tribunal administratif de Nîmes a rendu son verdict : il n’y aura pas de nouvelle élection municipale à Montaren-et-Saint-Médiers. Le 20 mars dernier, Mmes Marceau et Jouguelet, deux élues d’opposition issues de la liste conduite par M. Piette, avaient déposé un recours en annulation des élections municipales du 15 mars. Elles demandaient également l’inéligibilité de Julia Derycke-Boisson et de Frédéric Levesque, respectivement tête de liste et maire sortant, ainsi que le versement de 2 500 euros à leur profit.
Des accusations graves non retenues par les juges
Les requérantes accusaient leurs adversaires, vainqueurs des élections, d’avoir diffusé des informations mensongères, utilisé des données personnelles de santé à des fins électorales, mené des manœuvres frauduleuses et entretenu la confusion pour manipuler les électeurs. Après un examen approfondi du dossier, les juges n’ont retenu aucun de ces arguments et ont rejeté la totalité des accusations, les considérant infondées et irrecevables.
Le conseil municipal, déjà au travail, reste donc en place. Les requérantes, qui ont échappé au paiement des frais de justice, peuvent toutefois saisir le Conseil d’État pour poursuivre leur protestation.
Plainte pénale de la maire pour dénonciation calomnieuse
De son côté, Julia Derycke-Boisson a annoncé avoir déposé une plainte au pénal pour dénonciation calomnieuse, faux témoignage, usage de faux et intention de nuire à son activité professionnelle d’infirmière libérale. Cette décision fait suite aux accusations portées contre elle et son colistier lors du recours électoral.
L’affaire, qui a suscité un vif intérêt dans la commune gardoise, semble donc close sur le plan administratif, mais pourrait connaître des développements judiciaires ultérieurs.



