Boycott contre la mainmise de Bolloré sur l'édition scolaire
Boycott contre Bolloré dans l'édition scolaire

Un collectif d'enseignants, d'auteurs et d'éditeurs indépendants a lancé un appel au boycott des manuels scolaires produits par les maisons d'édition contrôlées par Vincent Bolloré. Cette initiative, dévoilée le 2 juillet 2026, dénonce une concentration excessive du marché de l'édition scolaire entre les mains du groupe Bolloré, qui détient désormais près de 40 % des parts de marché via ses filiales.

Une concentration inquiétante

Selon les données du Syndicat national de l'édition, le groupe Bolloré contrôle aujourd'hui quatre des dix plus grands éditeurs scolaires en France, dont Hatier, Didier et Foucher. Cette mainmise inquiète les professionnels du secteur, qui craignent une uniformisation des contenus pédagogiques et une atteinte à la pluralité des idées. « Nous assistons à une véritable mainmise sur ce qui est enseigné à nos enfants », a déclaré Marie Dupont, porte-parole du collectif.

Un appel relayé par les enseignants

L'appel au boycott a déjà recueilli plus de 5 000 signatures d'enseignants et de libraires. Le collectif encourage les établissements scolaires à se tourner vers des éditeurs indépendants ou à utiliser des ressources pédagogiques libres. « Il ne s'agit pas de censure, mais de préserver la diversité des approches éducatives », a précisé un professeur d'histoire-géographie à l'origine de la pétition.

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Les réactions de l'éditeur

De son côté, le groupe Bolloré a réagi par communiqué, estimant que cet appel au boycott est « infondé et nuisible » et rappelant que ses maisons d'édition respectent les programmes officiels. « Nous publions des manuels de qualité, validés par des comités d'experts », a indiqué la direction. Toutefois, le collectif maintient sa position et prévoit des actions de sensibilisation à la rentrée scolaire.

Un enjeu démocratique

Au-delà du boycott, ce mouvement soulève la question de la régulation du marché de l'édition scolaire. Plusieurs députés ont interpellé le ministre de l'Éducation nationale, qui a promis une réflexion sur d'éventuelles mesures pour garantir la diversité éditoriale. « L'école ne doit pas être un marché comme un autre », a conclu Marie Dupont.

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