Pendant plusieurs jours en juillet, une maison située à Courry, dans les Cévennes, a été le théâtre de bruits étranges et encore aujourd’hui inexplicables. C’est une charmante maison de village à plusieurs étages en plein cœur de Courry, petite commune du nord du Gard, reculée mais aux paysages somptueux. Bâtie aux alentours du XVIIIe siècle et rénovée au fil du temps, elle appartient, depuis 2007, à une famille belge vivant en partie dans ce petit bout de France. Quand la famille est absente, il n’est pas rare que le bien soit loué à des touristes pendant les périodes de vacances.
Des bruits mystérieux en pleine nuit
C’est en pleine saison, aux alentours du 25 juillet 2025, que le mystère du fantôme présumé fait son apparition. Durant cette semaine, la maison est louée à des vacanciers. Or, ces derniers quittent précipitamment les lieux bien avant la date prévue. Pendant plusieurs nuits, ils entendent des bruits étranges au-dessus d’un couloir du dernier étage qui mènent à des chambres. Des bruits assourdissants, qui peuvent durer une minute, semblables à des chutes de casseroles ou à des chocs entre objets métalliques, et qui ne surviennent que la nuit, vers 23 heures puis vers 5 heures du matin. Pour confirmer leurs dires, les locataires font suivre à Françoise Bonte, propriétaire de la maison, une courte vidéo où les bruits peuvent être entendus.
Stupéfaction et inquiétudes
Face à cette étrange nouvelle, la propriétaire de la maison semble tomber des nues : "Je suis stupéfaite ! Je n’avais jamais entendu ces bruits avant, la maison est vraiment calme d'habitude". Après le départ des touristes, elle passe une première nuit sur place, avec sa fille âgée d’une vingtaine d’années, pour vérifier. "Nous les avons aussi entendus. Ma fille, qui dormait à l’étage, a eu peur. Elle a fini par dormir avec moi dans ma chambre, qui est au rez-de-chaussée." Jusqu’au 1er août, Françoise Bonte se lance dans une série d’investigations pour trouver une explication logique à ces faits étranges. Elle invite, un soir, un couple d’amis. Tous entendent les bruits après 23 h : "Cela a prouvé, au moins, qu’il n’y a personne de fou dans cette histoire !" Elle laisse aussi, pendant plusieurs heures, sa tablette numérique dans le couloir concerné, pour enregistrer tous les sons qui s’y produisent. Résultat : "Le jour, c’est très calme. Les bruits ne surviennent que la nuit."
De nombreuses pistes explorées
Comme tout esprit rationnel et raisonné, Françoise Bonte poursuit son enquête en éliminant les hypothèses une par une. Aucune conduite d’eau, électrique ou de gaz ne passe au-dessus du couloir. Écartée, également, la possibilité d’une machine en mauvais état : "Il n’y en a aucune." La buanderie, avec lave-linge et sèche-linge, se situe à l’autre extrémité de la maison, au niveau du jardin. Avec un ami artisan, elle inspecte les combles, situés juste au-dessus de la pièce : "Il n’y a absolument rien". Les combles, comme à leurs habitudes, sont vides. Et la toiture ne présente aucun dommage. Au fil des jours, la propriétaire se résout à démonter le faux plafond du couloir, rien à signaler de ce côté également. Deux autres hypothèses sont aussi explorées. D’abord, celle du voisinage. Mais les plus proches voisins n’ont procédé à aucuns travaux d’envergure ou nouvelle installation quelconque. Puis, celle d’un animal se baladant dans la maison. Un piège à furet est posé pendant plus de 48 heures. Mais il n’attrape aucun animal.
Partis comme venus
Mais au premier août, coup de théâtre : les bruits étranges cessent d’être entendus, sans raison. D’abord une nuit, puis deux. De quoi soulager temporairement la maîtresse des lieux, qui avait fini par douter de la présence d’un esprit surnaturel, bien que la théorie semble tout autant l’amuser : "Honnêtement, si c’est un fantôme, il ne doit pas être méchant. Malgré les bruits, je me sens bien dans cette maison." Françoise Bonte, de confession chrétienne, n’exclut pas cependant de contacter le diocèse pour échanger avec un prêtre exorciste, si jamais les bruits font leur retour. Ce qu’elle n’espère pas, naturellement, de nouveaux locataires étant prévus pour des séjours durant ce mois d’août. Et la maison étant, depuis, redevenue silencieuse.



