Incendie dans le Gard : un habitant raconte avoir vu la mort de près
Incendie dans le Gard : un habitant raconte

Dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juillet 2026, un incendie a ravagé 4 hectares de végétation dans le secteur du chemin de la Faisanne et de la route d’Uzès, au nord de Nîmes. L’alerte a été donnée vers 2 heures du matin, et plusieurs habitants ont dû quitter leur logement en urgence. Les pompiers, dont les militaires du camp des Garrigues, sont intervenus rapidement pour maîtriser les flammes.

Un riverain témoigne : « J’ai vu la mort de près »

Un habitant, résidant depuis 18 ans dans ce petit hameau, confie avoir eu très peur. « J’ai été réveillé par l’odeur de la fumée vers 1 h 45. Et je ne pouvais pas sortir. Le feu a démarré à 50 mètres de chez moi. La fumée était tellement intense et le feu se propageait très vite. J’ai entendu un voisin qui criait. Ce sont les pompiers militaires du camp des Garrigues qui sont intervenus en premier et ont fait un sacré boulot », raconte-t-il. Selon lui, l’incendie serait d’origine criminelle, avec trois départs de feu distincts, dont deux dans le secteur de Poulx au cours de la même nuit.

Une famille évacuée en pleine nuit

Une mère de famille, installée depuis trois ans dans le hameau, a également vécu des moments d’angoisse. « J’étais dans ma cuisine, je préparais des gâteaux pour nos invités et j’ai senti la fumée. Il était 1 h 52. Je suis sortie et il y avait un immense feu. Tout était orange. J’ai aussitôt réveillé mon mari, mes enfants et pris un sac avec quelques vêtements. J’étais en claquettes et j’ai réveillé le voisin. Le feu était déjà là, au fond. Et il y avait ses flammes. Les poubelles ont fondu. Et si les pompiers n’étaient pas arrivés à temps, il n’y avait plus de maisons », explique-t-elle.

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Évacuation et intervention des pompiers

Une partie des habitants se sont réfugiés de l’autre côté de la route d’Uzès pendant l’intervention des pompiers. Ce vendredi matin, les pompiers procédaient au noyage de la zone pour éviter toute reprise du feu. Selon Météo-France, le vent soufflait à 20 km/h avec des rafales atteignant 50 km/h dans le Gard, ce qui a compliqué la tâche des soldats du feu.

Conséquences et enquête

L’incendie a parcouru 4 hectares, mais aucune habitation n’a été détruite grâce à l’intervention rapide des pompiers. Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes du sinistre, la piste criminelle étant privilégiée par certains témoins. Les habitants restent sous le choc, mais soulignent l’efficacité des secours.

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