Depuis le jeudi 2 juillet 2026, des bovins destinés à l'abattoir sont coincés dans un camion en panne sur l'autoroute A8, près de Nice. Le véhicule, remorqué depuis l'autoroute, est actuellement stationné dans un garage spécialisé boulevard Comte-de-Falicon, à Nice-Nord. À son bord se trouvent au moins une dizaine de bêtes, qui attendent d'être prises en charge par le transporteur, une société italienne.
Une situation alarmante pour les défenseurs des animaux
Anne-Marie David, présidente de l'Arpa (Alliance pour le respect et la protection des animaux), a été alertée ce vendredi 3 juillet par deux riveraines qui observent la scène depuis leur domicile. « Nous avons été alertés ce vendredi matin par deux dames qui habitent en face et voient ces vaches dans ce camion au soleil », explique-t-elle. La défenseuse des animaux tente de joindre le transporteur italien, en vain : « Le transporteur est une société italienne, j'essaie de les joindre mais personne ne répond. De son côté, le garage n'y est bien sûr pour rien. »
Selon Anne-Marie David, l'état des animaux est préoccupant : « Elles cognent leurs sabots comme des malheureuses. Elles vivent un grand stress, on sait que cela n'est pas bon pour la viande d'ailleurs, c'est aussi à dire à ceux qui mangent des animaux. » Les fortes chaleurs de la mi-journée aggravent la situation, les bovins étant exposés au soleil dans la remorque.
Les mesures prises sur place
Le garage qui accueille le camion tente de pallier l'urgence. Un membre de l'équipe indique : « Mes collègues arrosent les vaches. On ne peut pas vraiment faire autre chose. » Selon la procédure, c'est au transporteur d'assurer la prise en charge de sa marchandise, mais il s'agit ici d'êtres vivants. Un vétérinaire est passé vendredi matin pour évaluer l'état des bêtes. « Selon ce qu'on nous a dit, elles vont bien », ajoute ce membre du garage, espérant une résolution rapide.
Henry-Jean Servat, adjoint au maire de Nice délégué au bien-être animal, a été alerté et a mobilisé ses contacts. « J'ai proposé que les services d'arrosage de la Ville viennent sur place… », déclare-t-il. Il a également sollicité l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir et informé les services de l'État.
Un temps d'intervention trop long
Le principal problème reste la lenteur de l'intervention. Alors que les heures les plus chaudes de la journée s'installent, les défenseurs des animaux craignent pour la santé des bovins. Le stress prolongé, en plus de la chaleur, pourrait avoir des conséquences graves. Anne-Marie David insiste sur l'urgence : « Elles vivent un grand stress, on sait que cela n'est pas bon pour la viande d'ailleurs, c'est aussi à dire à ceux qui mangent des animaux. »
Les autorités locales et les associations restent en attente d'une solution du transporteur italien, qui n'a pas encore répondu aux appels. En attendant, les bovins restent sous la surveillance du garage et des services municipaux.



