Homme retrouvé égorgé à Alès : interpellation et thèse du suicide privilégiée
Homme égorgé à Alès : thèse du suicide privilégiée

Drame macabre dans le quartier de Bruèges à Alès

Un drame choquant s'est produit dans la soirée du samedi 7 février 2026 dans le quartier de Bruèges à Alès, dans le Gard. Une femme a découvert son fils, âgé de 44 ans, inanimé dans sa chambre, avec la gorge tranchée. La scène macabre a immédiatement provoqué l'intervention des secours et des forces de l'ordre.

Intervention des secours et découverte tragique

Entre 18h30 et 19 heures, la mère de la victime est entrée dans la chambre de son fils et l'a trouvé sans vie. Près du corps des sapeurs-pompiers n'ont pas pu ranimer, se trouvait un cutter. La femme s'est mise à hurler, alertant ainsi les voisins et déclenchant l'arrivée des services d'urgence. Les pompiers, dépêchés sur les lieux, n'ont malheureusement pas pu sauver l'homme, qui a été déclaré décédé sur place.

Interpellation intrigante et enquête ouverte

Peu après leur arrivée, les forces de l'ordre présentes sur les lieux ont été intriguées par le comportement d'un individu. Celui-ci a évoqué la présence d'un homme égorgé dans le domicile, alors que rien ne semblait lui permettre de tenir de tels propos. Les policiers ont donc décidé de l'interpeller, et une enquête pour meurtre a été ouverte par le parquet d'Alès.

Cependant, les investigations menées par les fonctionnaires du commissariat de police ont rapidement permis des recoupements. Ils ont compris que l'individu arrêté avait en réalité entendu la mère dire que la victime était égorgée. Il serait même allé dans la chambre en sa compagnie, ce qui expliquerait sa connaissance précise de la situation dramatique. En conséquence, sa garde à vue a été levée dans la journée du dimanche 8 février.

Thèse du suicide privilégiée par le parquet

À ce jour, le parquet d'Alès privilégie fortement la thèse du suicide. En effet, la personne décédée était connue pour ses antécédents psychiatriques et avait déjà tenté à plusieurs reprises de se donner la mort. Ces éléments ont orienté les premières conclusions des autorités judiciaires.

Abdelkrim Grini, le procureur de la République, a toutefois indiqué que, pour être certain qu'il s'agit bien d'un suicide et pouvoir refermer définitivement ce dossier, une autopsie a été ordonnée. Les résultats de cette autopsie sont attendus durant la journée de ce mardi 10 février 2026. Cette procédure standard vise à éliminer toute possibilité d'homicide et à confirmer les circonstances du décès.

Contexte et réactions locales

Le quartier de Bruèges, généralement calme, a été profondément secoué par cet événement tragique. Les voisins et les résidents ont exprimé leur choc et leur tristesse face à la mort violente de cet homme de 44 ans. Les forces de l'ordre ont maintenu une présence discrète dans le secteur pour rassurer la population et poursuivre les investigations nécessaires.

Les autorités rappellent l'importance du soutien psychologique pour les personnes souffrant de troubles mentaux et ayant des antécédents suicidaires. Ce drame met en lumière les défis liés à la prise en charge des individus en détresse psychologique et la nécessité de dispositifs d'accompagnement adaptés.