Deux hommes, dont un mineur, et une jeune femme ont été présentés au juge d'instruction de Périgueux ce jeudi 7 mai dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en novembre 2025. Cette affaire fait suite à un guet-apens au cours duquel un jeune homme de 21 ans avait été blessé par balle au mollet à Coulounieix-Chamiers, près de Périgueux (Dordogne).
Le principal suspect détenu
Visage juvénile, cheveux noirs gominés, tenue vestimentaire soignée… le jeune homme qui se présente sous escorte devant la juge des libertés et de la détention (JLD) ce jeudi 7 mai à 16 h 30 vient d'être mis en examen par le magistrat instructeur. Il a 22 ans et se prévaut d'être domicilié à Roubaix, dans le Nord. À la demande du parquet de Périgueux, du suspect et de son avocat, la juge des libertés et de la détention a ordonné le huis clos pour les débats.
Deux autres personnes présentées au juge
Plus tôt dans la journée, deux autres personnes ont été présentées au juge d'instruction dans le cadre de la même affaire. Un premier jeune, mineur, a été mis en examen. Au terme de son premier interrogatoire de culpabilité, il a quitté les lieux sous contrôle judiciaire. Plus tard dans l'après-midi, le magistrat enquêteur a entendu une jeune femme majeure en vue de sa mise en examen. Arrivée menottée, elle est ressortie de la salle d'audience sous contrôle judiciaire, mais libre, au grand soulagement de ses proches qui l'attendaient à l'extérieur du tribunal.
Déjà plusieurs mises en examen
Le mois dernier déjà, quatre individus s'étaient vus signifier leur mise en examen dans le même dossier et, semble-t-il, tous placés en détention provisoire. Au total, sept personnes seraient dans le collimateur de la justice pour des faits qui remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2025. Ces faits ont été évoqués brièvement par le tribunal en février lors du jugement en comparution immédiate d'un Périgourdin de 21 ans, condamné pour trafic de stupéfiants à quatre ans d'emprisonnement dont deux assortis d'un sursis.
Les circonstances du guet-apens
Ce jour-là, le tribunal avait indiqué que le jeune trafiquant avait été victime d'un guet-apens, qui l'avait poussé à quitter Périgueux pour Limoges où il avait été interpellé en vue de sa comparution immédiate. Se tenait alors à ses côtés un jeune homme, lequel avait été évacué vers le centre hospitalier de Périgueux par les sapeurs-pompiers avec une blessure par balle au mollet. Alertée, la police n'avait pas tardé à se rendre sur les lieux pour tenter de faire la lumière sur les faits qui ont entraîné l'usage d'une arme à feu. Quelques jours plus tard, le voisinage avait été interrogé pour savoir s'il avait remarqué ou entendu quelque chose d'anormal. « C'est en voyant débarquer la police que j'ai appris qu'il y avait eu du grabuge, et pas qu'un peu », racontaient alors à « Sud Ouest » les riverains.
Enquête en cours
Quel rôle ont joué les mis en examen dans ce guet-apens ? Depuis combien de temps ce dernier était-il en préparation ? Pour quelles raisons ces deux jeunes étaient-ils ciblés, si ce n'est sur fond de trafic de stupéfiants ? C'est désormais au cabinet du pôle d'instruction du tribunal judiciaire de Périgueux de faire toute la lumière sur cette affaire qui n'est peut-être pas près de connaître son épilogue. Lors de ses réquisitions à l'audience du JLD, le ministère public a motivé sa demande de huis clos en mentionnant que, comme dans n'importe quelle affaire, d'autres interpellations pouvaient intervenir.



