Fusillade aux Moulins à Nice : chasse à l'homme et avancées de l'enquête
Fusillade aux Moulins : chasse à l'homme en cours

Depuis lundi, la fusillade survenue dans le quartier des Moulins à Nice, qui a fait deux morts et six blessés, mobilise intensément les enquêteurs de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille et de la Police judiciaire de Nice. Ils sont lancés sur les traces de l'assassin qui a ouvert feu place des Amaryllis, tuant deux victimes innocentes. Les investigations se concentrent sur plusieurs éléments clés.

Les preuves matérielles au cœur de l'enquête

Les 19 étuis de calibre 7,62x25 retrouvés au sol sont en cours d'analyse balistique. Ils pourraient permettre de remonter jusqu'à l'arme utilisée. Selon des témoins, celle-ci serait plus petite qu'une kalachnikov, dotée d'une crosse rétractable, un format court qui aurait permis à l'assassin de la dissimuler dans un sac. Par ailleurs, toutes les traces ADN ont été prélevées sur les lieux.

La vidéosurveillance et la téléphonie passées au crible

Les enquêteurs étudient minutieusement les images de vidéosurveillance du quartier. Ils ont également entamé un travail fastidieux de traçage téléphonique : quels téléphones ont borné à la fois à Roquefort-les-Pins et aux Moulins dans le laps de temps des faits ? En croisant ces données, ils espèrent identifier les coupables.

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Un véhicule volé à Marseille

Un Renault Captur incendié a été retrouvé à Roquefort-les-Pins. Selon nos informations, il aurait été signalé volé à Marseille. L'auteur et ses complices l'auraient garé près du Lidl des Moulins juste avant les faits. C'est de son coffre que l'assassin aurait sorti une trottinette, retrouvée calcinée dans le véhicule, qui lui a permis de rejoindre la place des Amaryllis.

La JIRS élargit le champ de l'enquête

Mardi, la JIRS de Marseille s'est saisie de l'enquête, initialement ouverte pour assassinats en bande organisée. Elle a ajouté les chefs de participation à une association de malfaiteurs, destruction par moyen dangereux en bande organisée et recel en bande organisée de vol. Le mobile reste flou : la piste d'une récupération de point de deal semble aléatoire, car c'est un magasin qui était visé. Une dette liée au trafic de stupéfiants est explorée.

Un précédent dans la nuit du 8 au 9 mai

Les enquêteurs se penchent sur un premier événement survenu dans la nuit du 8 au 9 mai, où une supérette des Moulins a été ciblée par des tirs sans faire de blessé. Il est difficile de ne pas relier les deux affaires. Reste à trouver les points de convergence.

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