Une intervention de grande ampleur a eu lieu ce dimanche 3 mai 2026 à Mandelieu-la-Napoule, dans les Alpes-Maritimes. Un homme âgé d'une trentaine d'années, retranché à son domicile, a ouvert le feu à plusieurs reprises, d'abord en direction de son compagnon, puis sur les gendarmes venus l'interpeller. Le conjoint, blessé à l'oreille par une balle de fusil de chasse, s'en sort par miracle.
Un différend privé dégénère
Les faits se déroulent dans une résidence de l'avenue Louisiane. Pour un motif d'ordre privé, une dispute éclate entre l'homme et son compagnon. Vers 21 heures, le premier saisit un fusil de chasse et tire sur le second. La balle atteint la victime à l'oreille, une blessure légère mais qui aurait pu être fatale à quelques millimètres près. Le compagnon parvient à s'enfuir et à donner l'alerte.
Déploiement massif des forces de l'ordre
La compagnie de gendarmerie de Cannes mobilise ses effectifs. La communauté de brigades de Mandelieu, la brigade de recherches de Cannes, ainsi que les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Grasse, Cannes et Nice investissent les lieux. Deux équipes cynophiles et des techniciens en investigation criminelle sont également dépêchés sur place. Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, salue sur le réseau X la rapidité d'intervention des forces de sécurité.
La situation est particulièrement tendue. Le forcené tire à plusieurs reprises en direction des gendarmes. Aucun blessé n'est à déplorer dans leurs rangs, mais des impacts de balle, probablement de calibre 12, sont relevés sur les véhicules de service.
Le GIGN appelé en renfort
Face à la gravité de la situation, le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) est activé. L'antenne d'Orange et le siège de Versailles-Satory envoient des équipes vers les Alpes-Maritimes. Un négociateur tente d'obtenir la reddition du forcené, qui semble déterminé. Le sous-préfet de Grasse, Jean-Claude Geney, et le colonel Benoît Taponat, commandant du groupement départemental de gendarmerie, sont présents aux côtés des militaires.
Interpellation et garde à vue
Après une soirée sous haute tension, le forcené est finalement interpellé vers 23 heures 30. Les militaires craignaient qu'il ne prenne la fuite par les secteurs boisés environnants. Il est immédiatement placé en garde à vue. Selon toute vraisemblance, il devrait être entendu dans le cadre d'une enquête pour tentative de meurtre. Le préfet Hottiaux remercie les forces de sécurité pour leur réactivité et leur professionnalisme.



