État de santé de l'enseignante poignardée dans le Var : le ministre de l'Éducation évoque une amélioration
Enseignante poignardée dans le Var : son état s'améliore

Ce lundi 9 février 2026, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a apporté des précisions cruciales concernant l'état de santé de l'enseignante poignardée par un élève au sein d'un collège de Sanary-sur-Mer, dans le département du Var. Invité sur le plateau de RTL, le ministre a livré un message d'espoir tout en restant prudent quant à l'évolution de la situation médicale de la victime.

Une amélioration constatée mais une vigilance maintenue

Lors de son intervention radiophonique, Édouard Geffray a indiqué que la situation de l'enseignante s'améliore légèrement. Il a toutefois souligné la nécessité d'attendre encore une semaine pour avoir une vision plus claire de son rétablissement. "On croise les doigts jusqu'à demain soir. Si demain son état est resté identique, on aura de bonnes raisons d'espérer son rétablissement rapide", a déclaré le ministre, appelant à la patience et à l'espoir.

Les circonstances de l'agression

L'agression s'est produite mardi dernier en plein cours, lorsque un élève de troisième a poignardé sa professeure d'arts plastiques avec un couteau Opinel doté d'une lame de douze centimètres. La victime a subi quatre blessures, dont trois au niveau de l'abdomen et une à l'avant-bras gauche, nécessitant un transport en urgence absolue vers l'hôpital.

L'adolescent, âgé de quatorze ans et qui fêtera ses quinze ans dans un mois, a été immédiatement interpellé. En garde à vue, il a reconnu être l'auteur des coups de couteau et a expliqué avoir agi par vengeance. Selon ses déclarations, il estimait que son enseignante avait été injuste en relevant plusieurs incidents disciplinaires à son encontre au cours des dernières semaines.

La réponse judiciaire

Jeudi, le jeune a été mis en examen et placé en détention provisoire. Le procureur de Toulon, Raphaël Balland, a détaillé lors d'un point presse que l'élève avait pris le couteau dans sa cuisine le matin même de l'agression, avec l'intention délibérée de "planter" sa professeure, affirmant ressentir "trop de haine".

Un contexte préoccupant de violence en milieu scolaire

Cette agression au couteau dans un établissement scolaire a profondément choqué la communauté éducative, suscitant de nombreuses réactions et des appels à des mesures dépassant le seul cadre sécuritaire. Elle intervient dans un contexte où les signalements d'armes blanches dans les écoles ont augmenté de 15% sur un an, selon des données gouvernementales publiées en février 2025.

Pour faire face à cette problématique, des contrôles aléatoires de sacs aux abords des collèges et lycées ont été instaurés. Entre mars et décembre de l'année dernière, 12 000 contrôles ont permis la découverte de 525 armes blanches, a précisé le ministre de l'Éducation Édouard Geffray.

Des propositions législatives pour prévenir la violence

Parallèlement à ces mesures de contrôle, une autre piste est explorée pour réduire la violence en milieu scolaire : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Cette proposition a fait l'objet d'une loi adoptée fin janvier à l'Assemblée nationale, visant à protéger les jeunes des influences néfastes et des risques associés à une exposition précoce à ces plateformes.

L'agression de Sanary-sur-Mer rappelle ainsi l'urgence de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires tout en développant des approches éducatives et préventives pour lutter contre la montée de la violence chez les adolescents.