La police danoise a annoncé ce mercredi 3 juillet n'avoir trouvé aucune preuve concernant la présence de drones signalée au-dessus de l'aéroport de Copenhague le 1er juillet. L'incident avait provoqué la suspension des vols pendant plusieurs heures, affectant des milliers de passagers.
Des signalements non confirmés
Selon les autorités, plusieurs signalements de drones ont été faits par des pilotes et des contrôleurs aériens entre 19h et 22h. La police a déployé des hélicoptères et des patrouilles au sol, mais n'a pas réussi à localiser les engins. Aucun débris ou preuve matérielle n'a été retrouvé, et les analyses des données radar n'ont pas confirmé la présence d'objets non identifiés.
"Nous avons mené une enquête approfondie, mais nous n'avons trouvé aucune preuve tangible de l'existence de ces drones", a déclaré le commissaire Lars Mortensen, porte-parole de la police de Copenhague. Il a ajouté que les témoignages des pilotes pourraient être le fruit d'une "mauvaise interprétation" ou d'"illusions d'optique".
Impact sur le trafic aérien
L'incident a entraîné la fermeture de l'espace aérien de l'aéroport de Copenhague pendant près de trois heures, provoquant l'annulation ou le retard de plus de 50 vols, selon les chiffres de l'opérateur aéroportuaire. Environ 10 000 passagers ont été concernés. Certains vols ont été déroutés vers d'autres aéroports danois.
L'aéroport de Copenhague est le plus grand du Danemark, avec plus de 30 millions de passagers par an. Les perturbations du 1er juillet ont suscité des inquiétudes quant à la vulnérabilité des infrastructures face à des drones non autorisés.
Enquête classée sans suite
La police a indiqué que l'enquête était désormais classée, faute d'éléments. Aucune arrestation n'a été effectuée et aucune organisation n'a revendiqué l'action. Les autorités rappellent que l'utilisation de drones à proximité des aéroports est strictement interdite et passible de lourdes sanctions pénales.
Cet incident rappelle celui de l'aéroport de Gatwick en décembre 2018, où des drones avaient paralysé le trafic pendant 36 heures, affectant 140 000 passagers. Dans ce cas, les auteurs n'avaient jamais été retrouvés.



