Influenceur algérien Doualemn condamné à 5 mois de prison avec sursis
Doualemn condamné à 5 mois de prison avec sursis

L'influenceur algérien Doualemn, de son vrai nom Boualem Naman, a été condamné jeudi par la cour d'appel de Montpellier à cinq mois de prison avec sursis pour incitation à la violence sur les réseaux sociaux, a-t-on appris ce vendredi auprès de son avocate, confirmant une information de Midi Libre. Le jugement prononcé en appel est identique à celui rendu en première instance en mars 2025.

Des propos tenus sur TikTok

Boualem Naman, âgé de 60 ans et agent de nettoyage de profession, était connu sur TikTok sous le pseudonyme « Doualemn ». Il avait été au cœur des tensions diplomatiques entre la France et l'Algérie début 2025. Ne cachant pas ses sympathies pour le gouvernement d'Alger, il avait fait l'objet d'un signalement par le maire de Montpellier et le préfet de l'Hérault pour avoir diffusé un « live » sur TikTok dans lequel il appelait à « donner une sévère correction » à un opposant au régime algérien.

La réaction de son avocate

« Cinq mois avec sursis, ça veut bien dire qu'on ne considère pas ce qu'il a fait comme très grave », a réagi son avocate, Me Vanessa Edberg, auprès de l'AFP. Cette peine avec sursis signifie que l'influenceur n'effectuera pas de peine d'emprisonnement ferme, mais reste sous la menace d'une révocation en cas de nouvelle infraction.

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Assignation à résidence et expulsion

Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, Doualemn avait été placé en centre de rétention administrative en mars 2025, dont il était ressorti libre après trois mois, faute d'accord trouvé avec le gouvernement algérien. Depuis dix-huit mois, il est assigné à résidence et « le sera encore tout l'été, ce qui est une vraie privation de liberté, puisque l'audience prévue le 2 juillet pour son recours à ce sujet a été renvoyée », a déploré son avocate.

« Victime collatérale » des tensions franco-algériennes

Lors de son procès, Boualem Naman avait assuré être une « victime collatérale » des tensions entre la France et l'Algérie, se défendant d'avoir incité à la violence. Il jure aujourd'hui que « les réseaux sociaux, c'est fini » pour lui. L'affaire illustre les répercussions judiciaires des contenus haineux en ligne, dans un contexte de relations diplomatiques tendues entre Paris et Alger.

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