Dordogne : 6 mois de prison pour des violences au couteau
Dordogne : 6 mois ferme pour violences au couteau

Une femme de 38 ans originaire de Mussidan a été jugée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Périgueux, ce mardi 5 mai, dans l'après-midi. Elle devait initialement comparaître en juillet 2026 pour avoir planté six coups de couteau dans le mollet de son compagnon, en février dernier, lors d'une dispute alcoolisée. Cependant, un nouvel acte de violences, survenu vendredi 1er mai à Mussidan, a accéléré son passage à la barre.

Des violences répétées

Depuis la maison d'arrêt de Gradignan (Gironde), où elle était en détention provisoire, la prévenue a été sommée de s'expliquer sur les faits de février et sur les menaces de mort et violences exercées début mai. Malgré les injonctions du tribunal à se taire, la mère de famille s'est posée en victime, décrivant son compagnon comme un homme « malade » qu'elle tente de « protéger depuis sept ans contre ses propres démons : l'alcool et la consommation de stupéfiants ». « J'ai tout fait pour le sauver. Il faut lui trouver un bon psychiatre », a-t-elle déclaré, suscitant le scepticisme du tribunal.

Le parquet pointe des contradictions

Le parquet, conscient des « relations chaotiques du couple », a relevé des incohérences dans les déclarations de la prévenue. « Lors du premier épisode, elle a prétendu avoir été étranglée, mais ne portait aucune trace. Idem pour les faits récents, où ses blessures ont été démenties par la médecine », a souligné le ministère public, exprimant sa lassitude face à la récidive. « Rien n'y fait : ni les amendes, ni les peines avec sursis, ni les travaux d'intérêt général. Sans résultat. D'où mes réquisitions : dix mois de prison dont quatre assortis d'un sursis probatoire de quatre mois pendant deux ans. »

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La défense tente d'inverser la tendance

L'avocat de la défense a tenté de renverser la situation en soulignant que la victime ne s'était pas constituée partie civile, y voyant une « reconnaissance de torts partagés » et un « message d'indulgence » pour le tribunal. En vain. La trentenaire a été condamnée à six mois de prison ferme.

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