Les signalements de disparitions de mineurs ont connu une nette augmentation en 2025, selon les chiffres publiés ce lundi par le ministère de l’Intérieur. Au total, 43 500 signalements ont été enregistrés l’an dernier, soit une hausse de 12 % par rapport à 2024. Cette tendance inquiète les associations de protection de l’enfance.
Des chiffres en hausse
Le rapport annuel du Service national des signalements de disparitions de mineurs (SNSDM) révèle que 43 500 signalements ont été recensés en 2025, contre 38 800 en 2024. Cette augmentation de 12 % intervient après une légère baisse observée en 2024. Les disparitions concernent principalement des adolescents de 13 à 17 ans, qui représentent 70 % des cas. Les garçons sont légèrement plus nombreux que les filles (55 % contre 45 %).
Les causes multiples
Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. D’une part, les fugues restent la première cause de disparition, représentant 80 % des signalements. Les conflits familiaux, les difficultés scolaires ou encore les problèmes de santé mentale sont souvent à l’origine de ces départs. D’autre part, les disparitions inquiétantes, liées à des situations de danger, ont également augmenté de 15 %. Ces cas incluent les enlèvements parentaux, les disparitions de mineurs non accompagnés ou encore les suspicions d’exploitation.
Des disparitions plus longues
Le rapport souligne également que la durée des disparitions tend à s’allonger. En 2025, la durée moyenne d’une disparition était de 8 jours, contre 6 jours en 2024. Les disparitions de plus d’un mois ont augmenté de 20 %. Les associations appellent à une meilleure coordination entre les services de police, la justice et les travailleurs sociaux pour retrouver plus rapidement les mineurs disparus.
Les recommandations des associations
Face à cette situation, plusieurs associations de protection de l’enfance demandent des mesures supplémentaires. Elles préconisent notamment le renforcement des effectifs dédiés aux enquêtes sur les disparitions, la création d’un numéro d’urgence unique et une meilleure formation des forces de l’ordre. Elles insistent également sur la nécessité de prévenir les fugues en améliorant l’accompagnement psychologique des adolescents en difficulté.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’un plan d’action serait présenté dans les prochaines semaines pour améliorer la prise en charge des signalements et accélérer les recherches. Ce plan devrait inclure des mesures de prévention et de coordination entre les différents acteurs impliqués.



