Une battue citoyenne était organisée ce samedi 23 mai 2026 à Saint-Etienne-de-Montluc, près de Nantes, dans l’espoir de retrouver Manon Relandeau, mère de famille portée disparue depuis la fin du mois de mars. Ce sont des centaines de personnes qui étaient présentes. Ce samedi, pas moins de 300 personnes étaient réunies pour une battue citoyenne organisée par la gendarmerie, relate France 3. Le but ? Retrouver Manon Relandeau, mère de famille âgée de 31 ans qui a disparu à la fin du mois de mars. Le compagnon de la jeune femme, soupçonné d’être l’auteur d’un possible féminicide, a pris la fuite avec leur fille en Algérie. Il a été arrêté et placé en détention provisoire.
Des participants sans illusion
Où est Manon, cette agricultrice qui ne donne plus de nouvelles depuis le 27 mars dernier ? Cette question reste pour l’heure sans réponse. Mais cette affaire a rassemblé plusieurs centaines de personnes ce samedi dans l’espoir de retrouver la mère de famille ou un indice permettant de connaître la vérité. « Si on peut la retrouver, ce serait formidable. Il n’y a plus d’espoir malheureusement qu’elle soit en vie mais il faut la retrouver maintenant », a déclaré une quinquagénaire, présente à la battue à Saint-Etienne-de-Montluc, au média local. Mais l’espoir de la retrouver en vie s’estompe de jour en jour. « J’aimerais bien la retrouver vivante, mais là on n’a plus d’espoir. Plus beaucoup, disons », a confié son ancienne belle-mère à nos confrères. « On vient pour le principe, on va dire, parce que, perso, je n’y crois pas. J’espère me tromper, mais je ne crois pas qu’on va la revoir tout de suite. Je vous le dis, j’espère me tromper », a-t-elle poursuivi.
Des recherches infructueuses
En fin de journée, après plusieurs heures à arpenter une zone définie par les forces de l’ordre, les gendarmes ont dressé le bilan de la battue citoyenne. « Sur les 65 hectares, environ 56 ont pu être couverts. Ceci en raison des difficultés de terrain et de la chaleur. Cette battue a permis de détecter quatre points d’eau et de nombreux éléments ont été relevés et vont être traités pour analyse. En fonction des résultats, les zones qui n’ont pas été couvertes le seront, soit par les gendarmes, soit par une nouvelle battue », ont indiqué les militaires, cités par Ouest France. Pour l’heure, les recherches sont restées vaines. Les investigations se poursuivent, sans toutefois aboutir. « Depuis l’ouverture de l’enquête, il y a près de deux mois, nous sommes à 300 levées de doutes. C’est-à-dire 300 recherches sur le terrain, où nous avons réalisé des vérifications », a expliqué le lieutenant-colonel Gonzague Caffard. Une prochaine battue pourrait être organisée dans les prochaines semaines par la gendarmerie « si la zone n’a pu être intégralement couverte », note le quotidien.
Victime d’un féminicide ?
Pour rappel, Manon Relandeau ne donne plus de signe de vie depuis le 27 mars dernier. Son compagnon a pris la fuite avec leur bébé Inaya, âgée de 15 mois, dans son pays d’origine, l’Algérie. Visé par un mandat d’arrêt international, l’homme de 41 ans a été arrêté dans la région de Blida, une ville située à 45 km au sud-est d’Alger. Il a ensuite été placé en détention provisoire. Si le principal suspect clame son innocence et affirme que la mère de famille est en vie, la piste d’un féminicide n’est pas exclue. La thèse du « meurtre par conjoint » et de la fuite avec « enlèvement de mineur » a rapidement été évoquée. Comme le mentionne Le Parisien, Manon Relandeau avait contacté un centre d’accueil pour victimes de violences conjugales à Nantes, peu avant sa disparition. Un rendez-vous avait été convenu pour le 3 avril, mais elle ne s’y est jamais rendue.



