Disparition de Manon Relandeau : ses proches brisent le silence
Disparition de Manon Relandeau : ses proches parlent

Disparition de Manon Relandeau : ses proches brisent le silence

Qu’est-il arrivé à la jeune agricultrice de Loire-Atlantique disparue depuis le 27 mars ? Alors que les recherches s’intensifient, les proches de Manon Relandeau ont choisi de s’exprimer pour la première fois. L’enquête sur sa disparition, à Saint-Étienne-de-Montluc, se poursuit. Comme le rapporte BFM, la famille maternelle de la jeune femme de 31 ans a décidé de briser le silence.

Son compagnon, Abdelkarim B., a été interpellé en Algérie avec leur fille de 15 mois après une fuite de plusieurs semaines. Le portrait que dressent les proches de Manon contraste violemment avec l’issue redoutée par les enquêteurs.

« Elle était rayonnante, tellement heureuse »

Pour sa mère et son beau-père, les derniers souvenirs remontent au 21 mars, quelques jours seulement avant le silence total. Ce jour-là, rien ne laissait présager une telle tragédie. « Elle a dansé, elle était rayonnante, tellement heureuse », se remémore sa mère avec émotion. Son beau-père, de son côté, décrit une femme « douce, bienveillante envers les autres, toujours souriante et positive », ajoutant qu’elle était « tellement belle en maman ».

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« Son couple ne fonctionnait pas normalement »

Pourtant, derrière ce sourire, la réalité du foyer semble s’être assombrie. Selon les témoignages de ses proches, Manon avait fini par prendre conscience que « son couple ne fonctionnait pas normalement ». Sa marraine évoque un climat de contrôle permanent : « Il y avait beaucoup de jalousie, il l’empêchait de parler à des hommes, la coupait de sa famille ».

Cette situation aurait poussé l’agricultrice à contacter l’association « Citad’Elles », spécialisée dans l’aide aux victimes de violences conjugales. Le fait qu’elle ne se soit jamais présentée à son rendez-vous le 3 avril a été le signal d’alarme déclencheur des recherches.

La version du compagnon

Le suspect, déjà condamné en 2019 pour violences conjugales, est actuellement détenu en Algérie pour des soupçons de « meurtre » et « d’enlèvement sur mineure ». Avant son arrestation, il affirmait sur les réseaux sociaux que Manon voulait simplement « se cacher » de ses problèmes. Une version qui peine à convaincre face aux moyens massifs déployés : 100 militaires, des plongeurs et des drones quadrillent toujours le terrain pour tenter de retrouver l’agricultrice.

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